Santé numérique : le RESHAOC mise sur le digital pour améliorer les soins

Libreville accueille depuis ce mardi 24 juin les 13èmes Rencontres hospitalières du Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan Indien et des Caraïbes (RESHAOC). Ouverts à l’hôtel Boulevard sous le patronage du ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo Bivigou, ces travaux réunissent durant trois jours des responsables hospitaliers, experts et décideurs autour d’un défi majeur : mettre le numérique au service d’une meilleure couverture sanitaire universelle d’ici à 2030.

Les échanges portent sur plusieurs sujets stratégiques, notamment la gestion des données de santé, la télémédecine, le dossier médical partagé, l’intelligence artificielle et la formation des personnels de santé. Pour les participants, ces outils peuvent contribuer à améliorer la qualité des soins, réduire les inégalités d’accès aux services médicaux et renforcer l’efficacité des établissements hospitaliers.

Lors de sa prise de parole, le ministre de la Santé, le Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo épouse Bivigou a souligné que le numérique est devenu un levier incontournable pour moderniser les systèmes de santé. « La transformation numérique des systèmes de santé apparaît comme un pivot stratégique pour renforcer la performance hospitalière et accélérer l’atteinte de la couverture sanitaire universelle », a t-elle déclaré.

Pour le membre du gouvernement, le numérique peut aussi renforcer la coopération entre les pays de la région. Elle a indiqué que « La santé numérique constitue un puissant vecteur de diplomatie sanitaire, favorisant le partage d’expertise et le renforcement des synergies entre nos pays ».

Le président du RESHAOC, le Dr Rick Lauvien Engouang, quant à lui a estimé que la santé numérique constitue aujourd’hui une nécessité. Elle permet de limiter les ruptures dans le parcours des patients, de rapprocher les soins des populations vivant loin des grands centres urbains et d’offrir aux décideurs des données fiables pour mieux orienter les politiques de santé. « Le numérique ne remplacera jamais le geste du soignant. Mais il peut lui rendre du temps médical et faciliter la prise en charge des patients », a-t-il affirmé.

Les responsables du RESHAOC plaident également pour des investissements plus importants dans les infrastructures numériques, la protection des données de santé et la formation des professionnels. Pour eux, la réussite de cette transformation dépend autant de la technologie que des compétences humaines qui l’accompagnent.

Les travaux se poursuivent jusqu’au 26 juin. Les participants espèrent aboutir à des recommandations concrètes afin d’accélérer la modernisation des hôpitaux et de rendre les systèmes de santé plus performants dans les pays membres du réseau.

Christina Thélin Ondo

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