Corruption : Les ‘’gendarmes’’ de l’ONUDC se donnent rendez-vous du 29 juin au 1er juillet 2026 à Libreville

La capitale gabonaise accueillera, du 29 juin au 1er juillet, la visite-pays du deuxième cycle du mécanisme d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC). Sont notamment attendus, les experts de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) dans le cadre de la phase dite de « visite-pays » du deuxième cycle du mécanisme d’examen de la Convention des Nations Unies contre la corruption. Cette étape clé permettra d’évaluer les avancées du Gabon en matière de prévention de la corruption et de recouvrement des avoirs illicites, tout en renforçant la coopération avec les experts internationaux.

Pour ce deuxième cycle, l’évaluation porte sur deux piliers essentiels de la Convention : les mesures préventives et le recouvrement des avoirs. L’objectif est d’apprécier l’efficacité des mécanismes mis en place pour prévenir les risques de corruption, renforcer la transparence administrative et améliorer l’identification, la saisie, la confiscation et la restitution des avoirs issus d’infractions financières.

Ce mécanisme international vise à accompagner les États parties dans la mise en œuvre effective de leurs engagements en matière de prévention et de lutte contre la corruption. Il permet d’identifier les progrès réalisés, les défis rencontrés ainsi que les besoins en assistance technique, avant de formuler des recommandations destinées à améliorer les dispositifs nationaux.

Le processus d’examen du Gabon a officiellement débuté le 20 octobre 2025. Une première étape a été franchie avec la transmission de la liste de contrôle d’auto-évaluation aux États examinateurs, le Tchad et la Libye, ainsi qu’aux experts de l’ONUDC. La rencontre de Libreville constituera désormais une phase décisive du processus à travers un dialogue direct entre les experts internationaux et les institutions nationales concernées.

Le commissaire membre de la CNLCEI, Séraphin Ondoumba, par ailleurs point focal de l’ONUDC© D.R.

Placée sous la coordination de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), cette évaluation mobilisera les administrations et institutions concernées afin de présenter un état des lieux fidèle des réformes engagées.

Au-delà de l’exercice technique, cette mission représente une opportunité pour le Gabon de consolider son cadre juridique et institutionnel, de renforcer la coopération internationale et de promouvoir une gouvernance davantage fondée sur la transparence, la responsabilité et l’efficacité.

Dans un contexte où la qualité de la gouvernance influence fortement l’attractivité économique des États, le rendez-vous de Libreville apparaît comme une étape importante dans la volonté du pays de conforter la confiance des citoyens, des partenaires et des investisseurs.

Elliott Ana Merveille et Darène Mabelle Ayingone

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