Trois agents de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) ont été interpellés puis entendus par les enquêteurs dans le cadre de l’enquête ouverte après la panne du système de vente des unités EDAN, qui a paralysé les achats d’électricité prépayée durant plusieurs jours à travers le pays.
Selon plusieurs sources, les employés concernés sont tous rattachés à la Direction des systèmes d’information (DSI). Leur audition intervient après les soupçons de sabotage informatique évoqués par la direction générale de l’entreprise à la suite de l’incident rapporte la chaîne de télévision Gabon 1ère.
L’un des agents, recruté comme expert support informatique il y a trois mois, affirme toutefois ne plus intervenir sur les serveurs ni sur les applications stratégiques de la société. « Ce que j’ai pu comprendre, c’est que nous aurions subi une intrusion informatique ayant entraîné l’arrêt des ventes EDAN et empêché les administrateurs de rétablir rapidement le système », a-t-il déclaré.
Un deuxième employé assure avoir découvert la situation à son arrivée au bureau. « J’ai constaté une forte agitation parmi les collègues. On m’a informé que le système de vente était indisponible. Je n’ai pas eu davantage d’explications, si ce n’est que les ventes étaient à l’arrêt », a-t-il expliqué.
Le troisième agent, qui a auparavant occupé des fonctions liées à la gestion de certaines applications informatiques de la SEEG, estime que son expertise technique justifie sa convocation. « Bien que je n’exerce plus de responsabilités sur ces applications, je pense que les enquêteurs souhaitent recueillir mon avis sur la situation actuelle », a-t-il indiqué.
La panne du système EDAN a duré plus de 96 heures, empêchant des milliers d’abonnés d’acheter leurs unités d’électricité prépayée. Cette interruption a provoqué de nombreuses difficultés pour les usagers et alimenté les inquiétudes sur la fiabilité du dispositif.
Ces auditions interviennent après la sortie médiatique du directeur général de la SEEG, Steeve Saurel Legnongo, qui a indiqué que les premières investigations internes privilégiaient la piste d’un sabotage informatique.
L’entreprise a saisi les autorités judiciaires afin d’établir les circonstances exactes de l’incident et de déterminer d’éventuelles responsabilités.
Stone Ferrari Mikala
