La 17e Retraite de haut niveau du président de la Commission de l’Union africaine sur la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité en Afrique s’est ouverte ce jeudi 21 mai 2026 au Palais des Congrès Omar Bongo. Placée sous le patronage de Mahmoud Ali Youssouf, cette première journée de travaux a principalement porté sur les accords de cessez-le-feu, le dialogue politique et les mécanismes de réconciliation sur le continent africain.
La rencontre réunit à Libreville plusieurs responsables africains, anciens chefs d’État, représentants des Nations Unies, diplomates, experts et acteurs impliqués dans la prévention et la résolution des conflits. Les échanges se tiennent autour du thème : « Favoriser le cessez-le-feu, le dialogue national et la réconciliation pour une paix durable ».
Dans son discours d’ouverture, Mahmoud Ali Youssouf a alerté sur la multiplication des crises sécuritaires et politiques dans plusieurs régions africaines. Le président de la Commission de l’Union africaine a insisté sur la nécessité pour les États africains de renforcer les mécanismes de prévention des conflits et les efforts de médiation. « La paix est l’affaire de tous », a-t-il déclaré devant les délégations présentes.

Prenant la parole au nom du président de la République gabonaise, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a rappelé que cette retraite intervient dans un contexte continental marqué par des crises sécuritaires, politiques et humanitaires persistantes. Il a souligné que « la paix ne se limite pas à l’absence de guerre, mais repose également sur des institutions solides, des mécanismes de dialogue crédibles et la confiance entre les populations et les États ».
Cette première journée des travaux s’est articulée autour de deux sessions plénières. La première a porté sur la mise en œuvre progressive des accords de cessez-le-feu et sur les difficultés rencontrées dans leur application. Les échanges ont permis aux participants d’analyser les leçons tirées des précédents processus de médiation et d’identifier des pistes pour renforcer les mécanismes africains de prévention et de résolution des conflits.

La seconde session plénière a été consacrée à la région des Grands Lacs, confrontée depuis plusieurs années à des tensions sécuritaires récurrentes. Les discussions ont porté sur les défis liés à l’application des accords de paix, à la coordination régionale et aux mécanismes de dialogue entre les différents acteurs impliqués dans les processus de stabilisation.
En clôture de son intervention, Hermann Immongault a lancé un appel à une responsabilité collective des États africains et des institutions régionales. « Car la paix africaine ne sera ni inventée ni improvisée. Elle exige notre lucidité collective, notre courage politique et notre capacité à faire vivre ensemble une Afrique réconciliée, souveraine et résolument tournée vers la stabilité », a-t-il déclaré devant les participants réunis au Palais des Congrès Omar Bongo.
Christina Thélin Ondo
