Le gouvernement gabonais représentés par Theirry Minko et Maurice Ntossui Allogo, respectivement Ministres l’Economie et des Eaux et Forêts et l’Etat français représenté par Fabrice Mauries et Olivier Delefosse, respectivement Ambassadeur de France au Gabon et Directeur de l’AFD, ont, dans le cadre de la mise en œuvre du projet Renforcement des infrastructures et des moyens opérationnels des structures déconcentrés (RIMOSD), signé une convention de subvention de 17,5 millions d’euros soit 11 479 247 500 FCFA.
Cette convention, qui répond à la stratégie du Gabon visant à concilier la protection du patrimoine forestier et son exploitation durable, a été signée sous la supervision du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault. Ce financement provient des ressources de l’Accord de conversion de dette franco-gabonais (ACD), entièrement dédiées à des projets forestiers.
« La finalité du projet RIMOSD est d’appuyer le ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du Conflit homme-faune, dans la mise en œuvre de ses politiques publiques sur le terrain, en accompagnant le déploiement opérationnel de ses services déconcentrés, afin de protéger les ressources naturelles du Gabon (forêt, faune et flore) et d’assurer la légalité ainsi que la durabilité des chaînes de valeur productives associées », indique le communiqué de l’AFD.
Concrètement, le projet permettra notamment d’équiper les équipes de terrain en charge des eaux et forêts en moyens opérationnels, tels que des logements, des locaux et divers équipements.
En amont de cette signature, le coordonnateur de l’action gouvernementale a procédé à une double inauguration d’entités sous tutelle du Ministère des Eaux et Forêts. Il s’agit notamment de la salle forte de stockage des ivoires de Libreville, un bâtiment essentiel pour le stockage sécurisé et la traçabilité des ivoires saisis, ainsi que de la salle de traçabilité du bois, qui abrite le Système national de traçabilité du bois du Gabon (SNTBG).
Ce système, destiné à assurer le suivi du bois depuis la coupe en grume jusqu’à son exportation après transformation, est, à l’instar de l’équipement de stockage des ivoires, financé par une subvention issue de l’ACD.
Camille Boussoughou
