Le football Gabonais va mal. Il va même très mal. Incapacité d’organiser les différents championnats de façon régulière. Politique de formation quasi inexistant. Niveau très bas des clubs qui représentent le pays dans les compétitions africaines. Des équipes nationales des jeunes fébriles, bâties à la hâte, sans aucune base réelle de présélection.
Comparée aux années 90, la situation actuelle est tout simplement lamentable. Seule l’équipe nationale A, portée par les joueurs professionnels évoluant à l’étranger, engrange quelques résultats positifs : le seul arbre qui cache la forêt !
Les talents, le pays en dispose. Ce qui manque ; une véritable politique structurée de développement de notre football et un management efficient des enjeux. C’est dans cet environnement morose que la prochaine élection du bureau fédéral va se dérouler.
Avec un tableau aussi sombre, aucune option de continuité n’est ni sportivement, ni moralement acceptable, à mes yeux. La rupture s’impose pour donner une chance de renouveau à notre football et offrir une occasion d’épanouissement à nos jeunes footballeurs.
Dieudonné Minlama Mintogo, Acteur Politique
Ancien Candidat aux élections présidentielles de 2016
