Réorganisation de la HAC : Germain Biahodjow défend le texte de loi à l’assemblée nationale

Devant les députés réunis au sein de la Commission de la Communication, de l’Information et des Technologies numériques, présidée par l’honorable Jean‑Claver Lendoye, le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a défendu, ce jeudi 21 mai 2026, le projet de loi visant à ratifier l’ordonnance modifiant la loi n°014/2023 relative à la réorganisation de la Haute Autorité de la Communication (HAC).

Cette audition s’inscrit dans le cadre du processus législatif qui permet aux élus d’examiner les fondements et les implications d’une réforme présentée comme essentielle pour adapter la régulation médiatique aux bouleversements technologiques contemporains.

Un secteur médiatique bouleversé par le numérique

Le ministre a rappelé que l’écosystème de l’information connaît une transformation accélérée, portée par l’essor des plateformes numériques, des réseaux sociaux et des nouveaux modes de diffusion. Selon lui, ces mutations ont profondément modifié la circulation de l’information et fait émerger des défis inédits tels désinformation, ainsi que de nombreuses atteintes à la vie privée et à la cohésion nationale.

Il a souligné que le cadre juridique actuel, conçu pour un paysage médiatique traditionnel, ne permet plus de répondre efficacement à ces enjeux.

Une extension des prérogatives de la HAC.

Le texte soumis à l’examen parlementaire prévoit une modernisation en profondeur de la HAC. Il élargit notamment son champ d’intervention aux nouveaux canaux de communication, incluant les plateformes numériques, les services de partage de contenus, les moteurs de recherche et lesmessageries ouvertes au public.

L’objectif affiché est de permettre à l’autorité de régulation d’exercer pleinement ses missions dans un environnement informationnel désormais dominé par le numérique.

Le débat sur la suspension des réseaux sociaux s’invite dans l’audition

Si l’exposé du ministre a éclairé les députés sur les motivations de la réforme, il a également ravivé les interrogations autour de la suspension des réseaux sociaux, une mesure jugée juridiquement fragile par plusieurs élus. Ce point sensible devrait d’ailleurs constituer l’essentiel de la prochaine audition prévue mardi 26 mai à venir.

Garanties sur les libertés publiques

Face aux inquiétudes, Germain Biahodjow a assuré que la réforme ne vise pas à restreindre les libertés fondamentales, mais à instaurer une régulation équilibrée conciliant liberté d’expression, droit à l’information et responsabilité numérique.

Il a également évoqué une levée progressive de la suspension des réseaux sociaux, sans toutefois avancer de calendrier précis.

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