Après avoir défilé avec faste sur le Boulevard Triomphal, à l’occasion de l’édition 2026 de la fête du travail, les agents de la mairie de Libreville se sont retrouvés à l’Hôtel de Ville pour poser les jalons d’une nouvelle ère sous la conduite du nouvel édile, Eugène Mba.

Dans une atmosphère à la fois festive et revendicative, les agents municipaux ont commémoré cette journée symbolique du mouvement ouvrier autour du thème : « Unis pour une représentativité syndicale constructive au service du développement national ».
« Nous appelons à une gouvernance responsable, rigoureuse, transparente et orientée vers les résultats. Nous appelons à la stabilité administrative, au respect des textes, à la valorisation des ressources humaines et à la restauration de la confiance », a indiqué Joe Frédéric Madouta, président du Syndicat Libre des Agents de la Mairie de Libreville (Sylaml).
Le président du Sylaml a notamment souligné plusieurs attentes majeures : une gouvernance plus stable, transparente et responsable, la valorisation des ressources humaines et l’amélioration des conditions de travail. Il a également dénoncé les crises répétées à la tête de la municipalité et estimé qu’elles fragilisent le service public et affectent directement les agents. Le syndicat prêt à privilégier le dialogue social pour obtenir des avancées concrètes.
Assurance et sérénité
Face à ces attentes, le maire Eugène Mba a tenu un discours axé sur la reconnaissance des agents et la nécessité d’un dialogue social apaisé. Il a salué leur engagement malgré les difficultés matérielles.
« Je voudrais vous présenter mes chaleureuses félicitations et encouragements pour les efforts constants et le professionnalisme dont vous avez toujours su faire preuve pour satisfaire au mieux nos usagers, nos citadins, malgré la rusticité des moyens matériels et financiers », a-t-il dit.
Le maire a insisté sur la valeur du travail comme levier de dignité et de progrès social, tout en appelant à une transformation de l’administration municipale par le professionnalisme des agents et affirmé sa volonté de répondre aux préoccupations des agents.
« Je n’aménagerai aucun effort pour répondre avec efficacité, honnêteté et rigueur dans la limite des moyens disponibles à vos attentes en vue de la restauration de la dignité de l’agent municipal », s’est-il engagé, recommandant l’abandon d’un syndicalisme conflictuel au profit d’une approche constructive. «L’heure n’est plus de faire face à un syndicalisme de confrontation », a-t-il suggéré.
Cette célébration du 1er mai 2026 à l’Hôtel de ville de Libreville s’inscrit dans un moment charnière pour la municipalité. Entre frondes permanentes et exigences syndicales fortes et engagements politiques affichés, la réussite des réformes dépendra de la capacité des parties prenantes à instaurer un climat de confiance.
L’appel à l’unité, au dialogue et à la responsabilité, partagé par les syndicats et les autorités municipales, trace les contours d’une nouvelle étape pour cette administration dont l’objectif commun est d’améliorer les conditions des travailleurs et renforcer l’efficacité du service public.
Betines Makosso
