Le Secrétariat d’orientation scolaire, universitaire et professionnelle (SOSUP), en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale, de l’Instruction civique et de la Formation scientifique, a procédé, le 23 avril 2026, à l’ouverture officielle de la 3ᵉ édition du Salon national de l’orientation (SNO). Placé sous le thème : « vulgarisation des métiers et des formations du numérique », l’événement se tient du 23 au 25 avril au stade de l’Amitié d’Akanda, au nord de Libreville.
Malgré des conditions météorologiques défavorables, la cérémonie d’ouverture a enregistré une forte mobilisation des élèves, un engagement salué par la ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq. Cette participation témoigne de l’intérêt croissant des jeunes pour les questions d’orientation et de leur prise de conscience face aux enjeux liés à leur avenir académique et professionnel.

Cette 3ᵉ édition se distingue également par la diversité des institutions présentes. Aux côtés des établissements nationaux, plusieurs structures étrangères, venues de France, du Maroc, de la Tunisie et du Sénégal, participent à ce rendez-vous. Une ouverture internationale qui permet aux apprenants de découvrir différentes offres de formation et d’élargir leurs perspectives académiques et professionnelles.
Au-delà de la découverte des filières, la Ministre de l’Éducation nationale a insisté sur la nécessité d’assurer une meilleure adéquation entre formation et emploi.
« Nous ne pouvons plus former pour former ni créer une fabrique de chômeurs », a déclaré Mme Ntoutoume Leclercq, soulignant l’urgence de repenser les parcours de formation, notamment dans les secteurs porteurs comme le numérique, devenu central dans les mutations économiques actuelles.
Le membre du gouvernement a également encouragé un changement de perception autour de certains métiers, en particulier dans les domaines techniques et industriels. Dans cette dynamique, elle a invité les jeunes, notamment les filles, à s’orienter sans préjugés vers toutes les filières, en fonction de leurs aptitudes et de leurs ambitions.
Sur le plan de l’accompagnement, la ministre a précisé que le travail d’orientation est mené en collaboration avec le SOSUP, aussi bien dans les filières générales que techniques et professionnelles. Elle a reconnu la difficulté du choix d’orientation pour les élèves, affirmant que « ce n’est pas toujours facile, même en terminale, de savoir ce que l’on veut faire ». D’où l’importance de ce salon, qui favorise les échanges directs entre apprenants, établissements et professionnels.
De son côté, le secrétaire permanent du SOSUP, Joe Francis Demba, a mis en avant le rôle essentiel des entreprises partenaires, parmi lesquelles Assala Energy Gabon, le groupe Eramet à travers Comilog et Setrag, ainsi que d’autres acteurs économiques. Ces structures présentent aux élèves la diversité des métiers existants en leur sein. Selon lui, même dans des secteurs spécialisés comme le pétrole, les apprenants découvrent une pluralité de fonctions au-delà des seuls métiers techniques, ce qui permet une meilleure compréhension du monde professionnel et des opportunités d’employabilité.
Il a également annoncé une innovation majeure pour cette édition : la mise en place de commissions d’orientation.
« La décision ne sera plus une décision unipersonnelle, mais une décision concertée et réfléchie », a-t-il souligné.
Ces commissions réuniront les administrations, les établissements publics et privés ainsi que les structures en charge des bourses, afin de garantir une orientation plus équitable, transparente et adaptée aux profils des élèves.
Soucieux d’offrir aux apprenants des formations débouchant sur des emplois durables, le membre du gouvernement a lancé un appel aux parents et aux élèves à se rendre massivement au salon afin de s’informer et de faire des choix éclairés.
Antoine Relaxe et Stone Ferrari Mikala
