Selon une publication tirée de la revue ‘’La lettre verte’’, six (6) jeunes doctorants et chercheurs gabonais sont engagés dans des recherches liées aux grands enjeux environnementaux du Bassin du Congo. Les projets de thèse de ces chercheurs (Maganga Evny Claude Elie, Diel Jofrés Mihindou, Yann Ibinga-Bouassa, Carmel Mounziégou et Victoria Hippolyte Iyalbo), ont été retenus dans le cadre de l’initiative « One Forest Vision », à l’issue d’une présentation devant mardi, devant l’Ambassadeur de France au Gabon et plusieurs scientifiques locaux.
Les projets retenus portent notamment sur la coexistence durable entre les hommes et les éléphants, la diversité du sous-bois et les réseaux de biodiversité, les flux de carbone verticaux et latéraux, le carbone forestier et l’intelligence artificielle, la typologie forestière à grande échelle ainsi que la variabilité des propriétés technologiques des bois.
Ces axes de recherche s’inscrivent au cœur des défis écologiques que pose la gestion des forêts du bassin du Congo. À travers ces travaux, l’initiative « One Forest Vision » entend mobiliser différentes approches scientifiques, afin de mieux comprendre les dynamiques forestières et contribuer à la préservation de la biodiversité, du climat et des sociétés qui dépendent de ces écosystèmes.
Cette dynamique scientifique répond également à une préoccupation concernant la faiblesse de la production scientifique dans la région du Bassin du Congo. Selon les données avancées, à peine une centaine de scientifiques de l’environnement publient actuellement dans l’ensemble de cette région. Une situation qui limite à la fois la connaissance écologique du Bassin du Congo et sa capacité à capter des financements verts.
Pourtant, l’importance de cette région dans l’équilibre climatique mondial est largement reconnue. Aux côtés de l’Amazonie, le Bassin du Congo constitue l’un des grands massifs forestiers de la planète et joue un rôle essentiel dans le système climatique global.
Bien que sa superficie représente environ un tiers de celle de l’Amazonie, les forêts d’Afrique centrale absorbent chaque année davantage de dioxyde de carbone de l’atmosphère, illustrant leur résilience et leur contribution majeure à la stabilisation du climat.
Dans ce contexte, le développement d’une recherche scientifique solide apparaît comme un levier essentiel pour mieux comprendre ces écosystèmes et renforcer la place de la région dans les initiatives internationales liées au climat et à la biodiversité.
Avec ces six doctorants engagés dans des thématiques stratégiques pour l’avenir des forêts tropicales, l’initiative « One Forest Vision» ouvre une nouvelle perspective pour la recherche environnementale au Gabon. Une première étape qui rappelle l’urgence de former davantage de scientifiques afin d’éclairer les décisions et accompagner la préservation du Bassin du Congo.
Soutenue par la diplomatie française, cette cohorte de doctorants symbolise l’émergence d’une nouvelle génération de scientifiques gabonais engagés dans la recherche environnementale.
M.-O. Mignonne et Darène Mabelle Ayingone
