Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma, s’est rendu lundi, à la Maison d’arrêt pour mineurs de Port-Gentil, dans le cadre d’une visite d’inspection visant à évaluer les conditions de prise en charge des jeunes détenus et de fonctionnement global de l’établissement de l’institution pénitentiaire. À l’issue de cette descente sur le terrain, le chef de l’État a exprimé sa satisfaction quant aux efforts déjà consentis, tout en appelant à des améliorations structurelles pour renforcer le dispositif existant.

Le président de la République a inspecté dans les moindres recoins, les différents compartiments, notamment les dortoirs, les espaces de travail et de formation ; ainsi que les zones dédiées aux activités éducatives. Il a salué la qualité de l’encadrement et l’engagement du personnel, soulignant l’importance d’un accompagnement adapté pour favoriser la réinsertion sociale des mineurs en conflit avec la loi.
Toutefois, conscient des défis persistants, Brice Clotaire Oligui Nguéma a insisté sur la nécessité d’agrandir les infrastructures afin de répondre à la capacité d’accueil croissante. Il a ainsi instruit les autorités compétentes d’étudier, dans les meilleurs délais, un projet d’extension de l’établissement.
Par ailleurs, le chef de l’État a plaidé pour l’aménagement d’aires de jeux, estimant que les activités récréatives constituent un levier essentiel pour le bien-être psychologique et l’équilibre des jeunes détenus.
Autre préoccupation soulevée, les conditions de vie du personnel. Le président de la République a ainsi préconisé la construction de logements dédiés aux agents, afin d’améliorer leur cadre de vie et de renforcer leur présence sur le site. Une mesure jugée essentielle pour garantir un encadrement stable et efficace.

Cette visite s’inscrit dans une dynamique plus large de réforme du système pénitentiaire, axée sur l’humanisation des structures et la promotion de politiques de réinsertion durable. Elle témoigne également de la volonté des plus hautes autorités de placer la jeunesse au cœur des priorités nationales, y compris dans les contextes les plus sensibles.
En attendant la mise en œuvre des recommandations formulées, cette descente présidentielle aura permis de mettre en lumière les avancées réalisées, tout en traçant de nouvelles perspectives pour une prise en charge plus digne et plus adaptée des mineurs privés de liberté.
Féeodora Madiba et Jean-Jacques Rovaria Djodji
