Le ministère de l’Agriculture explore le modèle ZIS de Nkok pour ses agropoles

Le Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et du Développement rural, Pacôme Kossy, a effectué ce vendredi une visite de travail au sein de la Zone d’Investissement Spéciale (ZIS) de Nkok. Cette immersion technique vise à s’approprier les mécanismes de réussite de ce pôle industriel pour les dupliquer dans le secteur agricole, conformément à la vision de repositionnement des systèmes alimentaires au cœur de l’économie nationale.

« Dans le secteur agricole, une de nos ambitions, c’est d’avoir des agropoles dans le pays. Une agropole n’est autre qu’un investissement comme celui-là, spécialisé, avec des déchets uniques, avec des facilités fiscales, etc. Nous voulions voir comment ça marche, comment cette entité a été mise en place, comment elle fonctionne, quelles sont les clés de la réussite », a indiqué le ministre Pacôme Kossy.

Accueilli par Serge Samy Biveghe, l’Administrateur général de la ZIS, le membre du gouvernement a assisté à une présentation détaillée du fonctionnement de l’écosystème de Nkok. Entre modèle de guichet unique, incitations fiscales et infrastructures logistiques, le ministère entend tirer les enseignements nécessaires avant le lancement des futures agropoles.

La ZIS de Nkok, aujourd’hui référence dans la transformation du bois, est scrutée par les autorités agricoles comme un laboratoire de politiques publiques. Pour Pacôme Kossy, l’enjeu est de passer d’une économie de rente à une économie de production agropastorale forte. Une stratégie qui repose sur la création de zones dédiées permettant d’amplifier l’impact du secteur alimentaire sur le produit intérieur brut (PIB).

« Un des éléments de la stratégie que nous avons retenus, c’est la création d’agropoles. La création d’agropoles, c’est simplement concorder à l’amplification de l’alimentaire », a-t-il indiqué.

Au cours des échanges, Serge Samy Biveghe, Administrateur général, a souligné que le succès de Nkok repose sur une vision stratégique initiée par l’interdiction de l’exportation des grumes, favorisant la valeur ajoutée locale. Il a également exprimé son souhait de voir la ZIS de Nkok accueillir les premiers projets pilotes du ministère de l’Agriculture.

« Nous, qui avons besoin d’expertise et de la disponibilité de Bichéville, nous aimerions avoir le privilège de recevoir le premier POP au sein de la zone, sachant que Bichéville, ici, est une région pérenne », a-t-il indiqué.

La présentation de cette zone d’investissement spéciale au ministre a permis de mettre en lumière les capacités industrielles de la zone : en énergie avec sa centrale électrique dédiée de 70 MW, en eau avec une fourniture d’eau industrielle allant jusqu’à 6 millions de litres, en logistique avec un accès multimodal (route, quai fluvial, chemin de fer). Dans le domaine de l’emploi, on note plus de 6 500 emplois créés à travers 59 entreprises en production.

À l’issue de cette visite, le membre du gouvernement Pacôme Kossy a réitéré l’importance du « benchmarking » pour la réussite du plan national de développement agricole, soulignant que le pays dépense environ 1,2 milliard de dollars par an dans les importations alimentaires.

Betines Makosso

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error

Vous aimez l'article? Merci de le partager.