Le ministre de l’Economie et des finances, de la dette et des participations, chargé de la lutte contre la vie chère, Henri-Claude Oyima, a présidé lundi, la deuxième réunion du Comité de pilotage du Système intégré de gestion des finances publiques (SIGFiP). Cette rencontre, visait à faire un point d’étape sur la mise en œuvre de ce projet prioritaire pour le pays, notamment sur le premier module dont la livraison est attendue pour le 15 décembre prochain.

La réforme concerne notamment la centralisation des recettes fiscales et douanières ; l’exécution orthodoxe et traçable des dépenses budgétaires liées au fonctionnement, à l’investissement, au remboursement de la dette et à la gestion des marchés publics ; ainsi que la collecte et l’exécution des recettes non fiscales.
La mise en place de ce système permettra de centraliser tous les paiements de l’État sur une interface unifiée. Cela facilitera grandement les démarches des contribuables, qui pourront s’acquitter plus simplement de leurs obligations vis-à-vis de l’État. Elle garantira aussi une meilleure transparence et offrira une visibilité en temps réel sur les opérations financières publiques.
L’ensemble de ces opérations sera intégré à une plateforme unique, placée sous l’autorité du Trésor Public, à travers ce Système intégré de gestion des finances publiques (SIGFiP) qui prévoit dans sa première phase plusieurs fonctionnalités stratégiques et est appelé à terme, à transformer durablement la gestion des finances publiques au Gabon.
Ce chantier marque une étape importante dans la digitalisation des finances publiques et dans la recherche d’une gestion plus efficace, plus lisible et plus équitable des ressources de l’État. La livraison du premier module en décembre ouvrira la voie à une nouvelle ère de gouvernance budgétaire au Gabon.
Alph ’-Whilem Eslie et Darène Mabelle Ayingone

