FEG : Alain-Claude Kouakoua élu président à l’unanimité

La Fédération des Entreprises du Gabon (FEG) a un nouveau président. Réuni en scrutin exceptionnel ce jeudi à Libreville, le Bureau exécutif élargi a porté Alain-Claude Kouakoua à la tête de l’organisation patronale avec 100 % des suffrages. Élu à l’unanimité, il entend poursuivre les réformes engagées tout en renforçant la place des PME et PMI gabonaises dans le développement économique national.

Au terme d’un vote à bulletin secret organisé conformément aux résolutions adoptées par le Bureau exécutif élargi le 15 avril dernier, Alain-Claude Kouakoua a été désigné président de la FEG. Le scrutin, supervisé par le Comité Conformité des Mandats, s’est déroulé dans le respect des procédures internes, selon les responsables de l’organisation. Le nouveau président hérite d’une institution considérée comme l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics sur les questions économiques et sociales liées au secteur privé.

Dans sa première déclaration, Alain-Claude Kouakoua a placé l’accompagnement des petites et moyennes entreprises au cœur de son mandat. Il a notamment plaidé pour une participation accrue des PME et PMI gabonaises aux grands projets structurants à travers le développement de la sous-traitance locale et du contenu local.

Il a également réaffirmé sa volonté de poursuivre les actions en faveur de l’amélioration du climat des affaires, du renforcement de l’accès au financement, de la réduction des délais de paiement et du dialogue entre les secteurs public et privé. « Notre ambition est de construire une économie plus compétitive, plus inclusive et plus créatrice d’emplois », a-t-il déclaré après son élection.

Un entrepreneur forgé dans les hydrocarbures

À 66 ans, Alain-Claude Kouakoua figure parmi les personnalités les plus influentes du secteur privé gabonais. Son parcours entrepreneurial débute dans le transport et la commercialisation des produits pétroliers et du gaz avec la création de Mika Transports. Fort de cette première expérience, il élargit progressivement ses activités aux hydrocarbures, à la logistique et aux travaux publics à travers Mika Services.

La construction du groupe ACK

Face à la croissance de ses activités, Alain-Claude Kouakoua entreprend en 2012 de regrouper ses différentes entreprises au sein de la holding ACK. Le groupe rassemble notamment Mika Services, Soleo, Trans’Form, ELESA, GME, Smith Services, La Ruche Assurances et MBA. Aujourd’hui, ACK intervient dans plusieurs secteurs stratégiques de l’économie gabonaise, notamment le BTP, le transport des hydrocarbures, la manutention, les activités portuaires et le transit.

L’entrepreneur des grands chantiers

Après la Transition du 30 août 2023, l’homme d’affaires voit son groupe être associé à plusieurs projets d’infrastructures majeurs. Sa filiale Mika Services réalise notamment le réaménagement du carrefour Acaé, à la frontière entre Libreville et Owendo. L’entreprise est également impliquée dans la construction de l’échangeur du Camp de Gaulle ainsi que dans les travaux de lutte contre l’érosion côtière sur le front de mer de Libreville. Ces réalisations ont contribué à renforcer sa notoriété dans le paysage économique national.

Une figure du patronat gabonais

Au-delà de ses activités entrepreneuriales, Alain-Claude Kouakoua s’est progressivement imposé comme un acteur incontournable du patronat gabonais. Ancien vice-président de la Chambre de commerce, d’Agriculture, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat du Gabon, il siège également dans plusieurs institutions nationales. Administrateur de la CNSS et président du conseil d’administration de la CNAMGS, il est considéré comme l’une des principales voix du secteur privé.

Du patronat national à la prise de contrôle de Colas Gabon

Son élection à la tête de la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG), en remplacement d’Henri-Claude Oyima, a consacré son statut de « patron des patrons ». Plus récemment, la prise de contrôle de 90 % des actions de Colas Gabon marque une nouvelle étape dans son ascension. Cette opération, rare à l’échelle du continent, symbolise la montée en puissance d’un capitalisme gabonais capable de prendre le relais de groupes internationaux sur des secteurs stratégiques de l’économie nationale.

Nkili Akieme

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