À seulement 9 ans, le jeune Elie Rayan Wora mène un combat quotidien contre une sévère affection neurologique qui bouleverse profondément sa vie ainsi que celle de sa famille. Depuis plusieurs années, l’enfant souffre d’importants troubles neurologiques, notamment d’une probable aphasie post-convulsive associée à une dilatation des cavités ventriculaires, une pathologie qui l’a progressivement privé de la parole et de son autonomie. Asphyxié par les charges y relatives et désœuvré, son Père, Stahel Evelet Wora, appelle à l’aide.
« Un soir, il y a cinq ans, il est tombé brusquement avant de commencer à convulser. Il n’avait que 4 ans. Après les premiers examens, les médecins m’ont expliqué que son cas nécessitait une prise en charge spécialisée à Libreville. Malgré le traitement à la Dépakine, les convulsions n’ont jamais réellement cessé », confie le père avec émotion, le père du petit Elie Rayan Wora.
Ce dernier explique que depuis cette première crise survenue durant son enfance, l’état du petit Rayann s’est considérablement dégradé. L’enfant a progressivement perdu totalement l’usage de la parole, compliquant davantage son quotidien et celui de ses proches.
Suivi et prise en charge médicale
Sous traitement à base de Dépakine 500 mg, le jeune garçon continue malheureusement de subir des crises malgré les soins entrepris. Les résultats d’un électroencéphalogramme (EEG) réalisé il y a quelques mois pour surveiller son état neurologique ont révélé une souffrance cérébrale diffuse, avec la présence potentielle de foyers épileptogènes des deux côtés du cerveau.

Les examens visaient également à explorer d’autres troubles liés au sommeil, à l’état de conscience ainsi qu’aux conséquences de possibles traumatismes cérébraux. Derrière ce lourd combat se trouve un père aujourd’hui dépassé par la situation.
Stahel Evelet Wora, actuellement sans emploi, tente désespérément de trouver des solutions pour offrir à son fils les soins spécialisés dont il a besoin à Libreville, notamment auprès de neurologues et d’orthophonistes.
« Les spécialistes que nous avons consultés à Libreville m’ont recommandé un suivi conséquent par un neurologue et un orthophoniste, car mon fils a complètement perdu le langage », explique-t-il, visiblement dépité.
Aujourd’hui confronté à de graves difficultés financières, Stahel Evelet Wora affirme ne plus être capable d’assumer seul les nombreuses thérapies, consultations médicales et besoins spécifiques exigés par l’état de santé de son enfant.
« Aujourd’hui, je dois plus d’un million de francs de loyer. Mon enfant ne peut même plus nous dire où il souffre. Nous sommes obligés de deviner ses besoins. Lorsqu’il a soif ou qu’il ressent une douleur, il ne peut plus l’exprimer Il y a énormément de thérapies à effectuer, mais je suis sans emploi. Je ne peux plus faire face, seul, aux dépenses médicales. C’est pourquoi je fais appel aux personnes de bonne volonté pour nous venir en aide », plaide-t-il.
À travers ce cri du cœur, Stahel Evelet Wora espère rallier à la cause de son fils, les autorités compétentes, les associations caritatives ainsi que toutes les âmes solidaires susceptibles d’apporter un soutien médical, financier ou social à son fils, afin de lui redonner un peu d’espoir et de dignité après cinq longues années de souffrance silencieuse. Contacts utiles : 077 23 68 94 / 077 57 12 35.
Féeodora Madiba et Jean-Jacques Rovaria Djodji
