Plastiques : le retour discret des sachets dans les quartiers

Dans plusieurs quartiers, les sachets plastiques refont surface dans les boutiques de proximité, les marchés et certains petits commerces. Cette réapparition contraste avec la discipline observée dans les grandes surfaces, où l’interdiction reste globalement respectée. Sur le terrain, vendeurs et clients utilisent à nouveau ces emballages, pourtant interdits par la réglementation en vigueur.

Les conséquences apparaissent dès les premières pluies. Les caniveaux et les buses se retrouvent obstrués par ces déchets, ce qui provoque des inondations dans les zones sous-intégrées. Cette situation expose également les populations à des risques sanitaires, liés à la stagnation des eaux et à la prolifération de moustiques et de maladies.

Ce constat relance le débat sur l’efficacité des mesures prises pour lutter contre la pollution plastique. Si les autorités ont multiplié les appels à un « Gabon vert », sur le terrain, l’application des textes reste inégale. L’absence de contrôle régulier dans certains circuits de distribution favorise le retour progressif des sachets en polyéthylène.

Pourtant, une période récente avait montré que la lutte pouvait produire des résultats. En septembre 2025, le ministère en charge de l’Environnement avait renforcé les contrôles et appliqué des sanctions ciblées. Importateurs et grandes surfaces s’étaient alors conformés à la loi de 2010, réduisant de manière visible la circulation des sachets plastiques.

Aujourd’hui, la situation semble marquer un recul. Sans suivi constant ni mesures coercitives, les efforts engagés risquent de perdre leur impact. La lutte contre les plastiques ne peut reposer uniquement sur des annonces. Elle exige une action continue, des contrôles sur le terrain et une responsabilisation de tous les acteurs pour éviter une nouvelle dégradation du cadre de vie.

Christina Thélin Ondo

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