À l’occasion d’un séminaire organisé dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes célébrée en différé, l’organisation Business & Professional Women (BPW) Gabon a réuni ce 28 mars, à Port-Gentil, plusieurs participantes autour des thématiques « art oratoire, confiance en soi, autonomisation financière et entrepreneuriat ». Cette rencontre visait à renforcer les compétences des femmes et à promouvoir leur autonomisation économique.
Dans son intervention, la présidente locale, Greta Marat-Abyla, a rappelé la portée de cette initiative. « Ce n’est pas seulement une date, c’est une histoire de voix de femmes qui ont refusé de se faire, insisté, résisté et grâce à qui nous sommes là ensemble », a-t-elle déclaré.
Elle a précisé que l’objectif de BPW reste de « créer un réseau de relations solides afin d’offrir aux femmes une indépendance économique et une autonomie financière ». Elle a également invité les participantes à s’affirmer davantage. « Nous n’avons pas besoin de permission pour exister, autorisez-vous à être fières de vous ».
Le module consacré à l’art oratoire, animé par Lucie Ebozo’o Eya’a, a permis d’aborder les techniques de prise de parole en public. « Pour une femme qui veut entreprendre elle doit apprendre à parler et convaincre ses clients, sa banque et ses collaborateurs. Si on veut entreprendre il faut de la pertinence, la cohérence et utiliser la bonne rhétorique », a-t-elle expliqué, insistant sur l’importance de la communication dans la réussite des projets.
Les échanges ont également porté sur la confiance en soi et l’autonomisation financière. « Cet aspect de l’entrepreneuriat c’est pour pouvoir emmener la femme à être convaincue […] Il faut savoir s’exprimer pour trouver des marchés, sans préparation c’est difficile », a indiqué Rahab Divamama.
De son côté, Olivia Makamté a évoqué la nécessité d’une discipline financière. « Dans l’entrepreneuriat il faut maîtriser ses dépenses, cultiver le sens de l’épargne ».
Une participante a salué l’initiative : « Ce séminaire nous permet de discuter des sujets très importants […] il nous donne une ouverture sur l’avenir ».
En clôture, Charles Makoma, représentant de la BCEG, a présenté les possibilités de financement, appelant les femmes à saisir les opportunités offertes par les institutions financières pour concrétiser leurs projets.
Jean-Jacques Rovaria Djodji
