Clôture des Assemblées annuelles de la BAD : Sidi Ould Tah dresse un bilan « solide » des rencontres de Brazzaville

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, a dressé vendredi un bilan globalement positif des 61èmes Assemblées annuelles de l’institution panafricaine, tenues du 25 au 29 mai dans la capitale congolaise.

Face à la presse et au terme des travaux, Sidi Ould Tah a salué une mobilisation « exceptionnelle » des États membres, des partenaires techniques et financiers ainsi que du secteur privé, venus réfléchir aux voies et moyens d’accélérer le développement économique du continent.

« Ces assemblées ont permis de renforcer notre vision commune pour une Afrique plus résiliente, plus intégrée et capable de financer elle-même sa croissance », a-t-il déclaré.

Au cœur des échanges : la mobilisation des ressources à grande échelle, un défi majeur pour les économies africaines confrontées à un contexte international marqué par les tensions géopolitiques, la volatilité des marchés et le resserrement des conditions financières.

Le patron de la BAD a insisté sur la nécessité pour les pays africains d’accélérer les réformes structurelles, d’améliorer la gouvernance économique et de renforcer les partenariats public-privé afin d’attirer davantage d’investissements.

Sidi Ould Tah a également mis en avant les progrès réalisés dans plusieurs secteurs clés, notamment les infrastructures, l’énergie et l’agriculture, tout en reconnaissant que beaucoup reste à faire pour répondre aux attentes des populations.

« Nous devons aller plus vite et plus loin pour transformer les économies africaines et créer des opportunités pour la jeunesse », a-t-il souligné.

Les discussions de Brazzaville ont aussi permis d’aborder la mise en œuvre effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), considérée comme un levier essentiel pour stimuler le commerce intra-africain, encore largement en deçà de son potentiel.

Autre point marquant : l’appel à une meilleure coordination entre les institutions financières africaines et internationales afin de maximiser l’impact des financements et éviter les duplications.

Le président de la BAD a enfin remercié les autorités congolaises pour l’accueil et l’organisation « remarquable » de ces assises, qui auront permis, selon lui, de « poser des bases concrètes pour une nouvelle dynamique de développement du continent ».

Ces Assemblées annuelles de Brazzaville s’achèvent ainsi sur une note d’engagement renouvelé, dans un contexte où l’Afrique cherche plus que jamais à consolider sa souveraineté économique et à accélérer sa transformation structurelle.

Marie Dorothée

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