Elections professionnelles : Reportées au 28 avril 2026

Dans un communiqué, daté de dimanche dernier, le Président de la Commission nationale des élections professionnelles (CNEP), Alain Jules Monangze, a annoncé le report desdites élections, initialement prévues ce mercredi 22 avril, au mardi 28 avril 2O26, soit dans une semaine. Un report obtenu avec « l’accord du président de la République, Chef de l’Etat, à la suite des préoccupations exprimées par certaines organisations syndicales » lit-on.

Le nouveau chronogramme indique que la campagne, ouverte mardi 14 avril dernier, se poursuit. La date limite de dépôt définitif des listes des candidatures est fixée pour ce mercredi 22 avril, à 16 heures 30 et l’affichage des listes des candidats retenus aura lieu ce jeudi 23 avril. Les réclamations se feront jusqu’à vendredi 24 avril 2026.

Sitôt après les élections, mardi prochain, la proclamation des résultats provisoires se fera sur deux jours, les 28 et 29 avril. Les réclamations seront reçues dans le même temps (le 29 avril), la veille du dépôt des listes du second tour (jeudi 30 avril). Un second tour prévu lundi 4 mai, avec des résultats définitifs promis pour le lendemain, mardi 5 mai 2026.

Ce report intervient à la suite de la montée au créneau du Secrétaire général du Syndicat national des travailleurs du secteur social (Synatrass) et Président par intérim de la Confédération syndicale Dynamique unitaire, Roger Ondo Abessolo, qui a récemment dénoncé l’absence d’un cadre légal, de concertation et des conditions chaotiques de préparation et d’organisation de ces élections.

Pour autant, le président de la Commission nationale des élections professionnelles précise aux organisations professionnelles des travailleurs de l’administration publique que le droit de participation au scrutin est exclusivement réservé aux syndicats légalement constitués, reconnus et non par des regroupements de syndicats.

Les délégués des agents publics sont élus au sein des différents départements ministériels sur la base des listes uniquement présenté par lesdits syndicats sectoriels et les dossiers doivent être déposés, dans les délais, au Secrétariat général de chaque ministère.

A travers ces élections, les premières dans l’histoire du Gabon, les pouvoirs publics, via le ministère du Travail, visent à mesurer la représentativité syndicale, restaurer la crédibilité des syndicats, identifier les vrais interlocuteurs et partenaires sociaux, afin de structurer le dialogue social et assurer un climat social apaisé.

Elliott Ana Merveille

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