Le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) alerte sur la situation de son président, l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, placé en détention préventive depuis le 16 avril 2026. Selon ses avocats, aucune autorisation de visite ne lui a été accordée à ce jour, malgré plusieurs démarches entreprises.
Dans un communiqué rendu public le 20 avril à Libreville, le Bureau exécutif d’Ensemble pour le Gabon affirme que son président, Alain-Claude Bilie-By-Nze, est privé de tout contact avec l’extérieur depuis son placement en détention préventive. « Toutes les démarches entreprises ce lundi sont restées vaines », rapportent ses conseils, évoquant un refus des autorités judiciaires de délivrer une autorisation de communiquer. Pour le parti, cette situation s’apparente à un isolement total, suscitant des inquiétudes sur le respect des droits fondamentaux de l’ancien chef du gouvernement.
Face à cette situation, EPG interpelle les autorités compétentes sur la nécessité de garantir les droits de la défense et les conditions normales de détention prévues par la loi. Le parti n’exclut pas de multiplier les actions pour faire valoir ce qu’il considère comme des droits élémentaires, notamment l’accès aux visites et à ses avocats dans des délais raisonnables. Pour l’heure, aucune réaction officielle des autorités judiciaires n’a été enregistrée concernant ces accusations.
Arrêté dans un contexte politico-judiciaire tendu, Alain-Claude Bilie-By-Nze fait l’objet de poursuites dont les contours restent encore partiellement flous dans l’opinion. Ancien Premier ministre et figure politique de premier plan, il dirige le parti Ensemble pour le Gabon, formation récemment positionnée dans l’opposition.
Sa mise en détention préventive intervient dans un climat marqué par une attention accrue portée aux questions de gouvernance et de justice au Gabon, où plusieurs acteurs politiques ont déjà dénoncé des procédures jugées controversées.
Nkili Akieme
