Un technicien du projet eGabon-SIS dispensant une formation de remise à niveau au infirmiers et sage-femmes de Malinga le 16 avril © Gabonactu.com
Les femmes enceintes vivant à Malinga, commune rurale presque enclavée située aux confins de la province de la Ngounié (sud du Gabon), ne seront désormais plus privées de l’examen d’échographie grâce à la télémédecine, c’est-à-dire l’exercice de la médecine à distance par des moyens technologiques.
Cet examen, essentiel pour un suivi efficace de la grossesse, est réalisé à l’aide d’un kit numérique. Le dispositif se compose d’une tablette connectée à un ordinateur, ainsi que d’une imprimante permettant la production des clichés générés.
« Après la prise des clichés, la sage-femme crée un dossier patient dans lequel elle charge les images issues de l’échographie. Elle se connecte ensuite à la plateforme, sélectionne les images et les envoie au gynécologue référent pour interprétation », a indiqué Ulrich Davy Mavioga, coordonnateur technique adjoint du projet de Système d’information de santé (eGabon-SIS).

L’infirmier chef du centre médical de Malinga relisant une échographie sur une femme enceinte © Gabonactu.com
Les images sont ensuite stockées dans une base de données. En cas de perte, la patiente peut en faire la demande pour les récupérer. Une avancée notable qui améliore la prise en charge des femmes enceintes, autrefois contraintes de rallier Mouila (à plus de 200 km), capitale provinciale où se trouvent les deux seuls gynécologues de la province, qui compte près de 120 000 habitants.
Pour eGabon-SIS, il est impératif d’assurer la maintenance de cet outil essentiel afin de garantir la pérennité de cette offre de soins de qualité. Les utilisateurs sont également appelés à en faire un usage approprié.
« Chaque semaine, je prends attache avec toutes les équipes sur les différents sites afin d’identifier les difficultés rencontrées et de les accompagner pour une utilisation optimale du dispositif », a déclaré Wilfried Pandja Youbi.
Seul bémol : l’accès à Internet reste difficile à Malinga. Même le réseau 2G existant est instable. Cette insuffisance risque de compliquer, pour un temps, l’envoi des échographies réalisées au médecin référent pour avis médical.
Sydney IVEMBI, envoyé spécial
