La ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a pris part mardi à Paris à la Journée des Femmes Digitales (JFD), en tant qu’invitée d’honneur. Elle a participé au « Petit-déjeuner de l’égalité » aux côtés d’Aurore Bergé, ministre française chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, lors d’une rencontre réunissant décideurs publics et acteurs du numérique.
À cette occasion, la ministre a réaffirmé l’engagement du Gabon en faveur de la réduction des inégalités numériques entre les sexes. Elle a insisté sur le rôle central de l’école dans l’acquisition des compétences technologiques, avec pour objectif de permettre aux jeunes filles de s’insérer dans les métiers du numérique et de participer à l’innovation.

L’événement a également été marqué par la remise du Prix Margaret 2026, une distinction qui récompense des femmes engagées dans les technologies.
Créé à l’initiative de Delphine Remy-Boutang et placé sous le haut patronage du président français Emmanuel Macron, ce prix met en avant des parcours féminins dans l’innovation. « Porter le Prix Margaret, c’est célébrer une vision du monde où l’innovation n’a pas de genre, mais un impact universel », ont souligné les organisateurs.
Au-delà de la cérémonie, les échanges ont porté sur des perspectives de coopération entre la France et le Gabon. Les discussions ont notamment abordé l’inclusion numérique dès le plus jeune âge, le développement du mentorat féminin dans les filières scientifiques et le soutien à l’entrepreneuriat technologique des femmes.
Par cette participation, Camélia Ntoutoume-Leclercq inscrit le Gabon dans une dynamique de transformation éducative. Les autorités entendent faire de la formation des jeunes filles un levier pour accompagner la transition numérique et renforcer les compétences dans un contexte de mutation technologique.
Betines Makosso
