L’athlète et rappeur gabonais Yvon-Martial Moussodou, alias Maât Seigneur Lion, vient d’inscrire une nouvelle ligne prestigieuse à son palmarès en remportant le Championnat national de Jiu-jitsu brésilien No Gi 2026 en France. Une consécration qui confirme l’ascension fulgurante de cet artiste devenu redoutable compétiteur.
C’est une performance qui fait déjà grand bruit dans les milieux sportifs et culturels gabonais. Maât Seigneur Lion a dominé ses adversaires lors du Championnat national No Gi organisé par la CFJJB, s’imposant avec autorité sur les tatamis français.
Connu pour sa double casquette d’artiste engagé et de pratiquant aguerri, le Gabonais démontre une fois de plus que discipline, rigueur et détermination peuvent transcender les frontières entre art et sport. Cette victoire vient confirmer son statut d’athlète d’élite, capable de rivaliser avec les meilleurs combattants européens.
Au-delà de l’exploit individuel, c’est tout le Gabon qui rayonne à travers ce sacre. Dans une discipline encore peu médiatisée dans le pays, Maât Seigneur Lion devient une véritable vitrine du potentiel gabonais à l’international.
Entre technique maîtrisée et mental de guerrier, il impose progressivement son nom dans l’univers du Jiu-jitsu brésilien, tout en continuant de porter haut les couleurs nationales, de Libreville aux grandes salles de compétition françaises.
Figure emblématique du groupe de rap engagé Movaizhaleine, Maât Seigneur Lion, de son vrai nom Yvon-Martial Moussodou-Mam, s’est illustré depuis les années 1990 comme l’un des pionniers du hip-hop gabonais. Parallèlement à sa carrière musicale, il s’est imposé dans le Jiu-jitsu brésilien, discipline dans laquelle il enchaîne les performances.
Déjà vice-champion d’Europe en 2024 , il a ensuite décroché le titre de champion d’Europe IBJJF en 2025 à Lisbonne dans la catégorie coq . Une trajectoire atypique qui fait de lui l’un des rares artistes africains à briller simultanément sur scène et sur les tatamis.
Nkili Akieme
