Le ministre des Eaux et forêts, de l’environnement et du climat, Maurice Ntossui Allogo, a inauguré, le 13 avril dernier, une nouvelle clôture électrique pour lutter contre les éléphants ravageurs des plantations des habitants du village Adam Andock, dans la province du Woleu-Ntem (nord).
La construction de cette nouvelle clôture rentre dans le cadre du renforcement de la stratégie nationale de gestion du conflit homme-faune.
D’autres barrières avaient déjà été installées dans les villages Abenelang et Essong-Medzome. Le ministre a profité de sa présence dans la localité pour vérifier l’efficacité opérationnelle de ces installations et échanger directement avec les populations sur leurs attentes spécifiques.
Durant son séjour dans le nord du pays, le ministre a également inauguré la base provinciale d’atténuation du conflit homme-faune à Oyem. Cette nouvelle structure est dédiée à l’installation et au suivi technique des clôtures électriques mobiles dans la province.
Maurice Ntossui Allogo était accompagné de partenaires techniques et financiers, dont la représentante de l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI) au Gabon, Zita Kassa Wilks, ainsi que les directeurs nationaux de Wildlife Conservation Society (WCS) et de Space for Giants, MM. Gaspard Abitsi et Eric Chehoski.

Le ravage des plantations villageoises par les éléphants est devenu la principale source de l’insécurité alimentaire dans la plupart des villages du Gabon.
Intégralement protégés et privés de nourriture dans leurs habitats naturels, les éléphants se rapprochent dangereusement de l’homme. Une cohabitation nocive pour les humains, qui voient leurs plantations dévastées en une nuit après des mois d’efforts.
L’installation des clôtures électriques est, pour le moment, la meilleure solution palliative proposée par le gouvernement.
Darene Mabelle Ayingone
