La lutte contre la fraude documentaire vient de connaître un nouveau tournant à Ntoum (40 km de Libreville). Les agents de la brigade territoriale de cette commune ont mis fin aux activités d’un vaste réseau spécialisé dans la falsification et la commercialisation de documents automobiles. Deux ressortissants camerounais, identifiés comme Ibrahima et Mass Oudou, ont été interpellés alors qu’ils exerçaient leurs activités illicites.
Selon les premières informations recueillies auprès des enquêteurs, les deux hommes s’étaient spécialisés dans la fabrication et la vente de plusieurs accessoires et documents liés aux véhicules. Parmi les objets saisis figurent notamment de fausses plaques d’immatriculation, des autocollants automobiles ainsi que des triangles de signalisation contrefaits. Une activité frauduleuse qui, d’après les autorités, alimentait un véritable circuit de distribution dans la capitale et ses environs.
Les investigations menées par les éléments de la brigade territoriale ont permis de remonter toute la chaîne du réseau, depuis la fabrication jusqu’à la commercialisation des faux documents. Lors de son audition, l’un des suspects a reconnu l’existence d’une organisation bien structurée impliquant des relais entre le Cameroun et le Gabon.
« Mon coéquipier a envoyé son frère falsifier les documents depuis le Cameroun, puis il les a acheminés ici », a-t-il déclaré face aux enquêteurs.
Le présumé chef du réseau, quant à lui, n’a pas hésité à détailler l’étendue de ses activités illicites. « Je suis à Libreville, je vends les 80, les 90, les triangles… en fait tout ce qui concerne les voitures », a-t-il affirmé, révélant ainsi l’ampleur du trafic mis en place.
Face aux enquêteurs, les deux hommes ont exprimé des regrets, affirmant pour l’un d’eux qu’il s’agissait de sa première implication dans une activité criminelle. Tous deux ont imploré la clémence des autorités judiciaires, espérant bénéficier d’une certaine indulgence.
En attendant, les présumés faussaires devront répondre de leurs actes devant la justice. Ils seront présentés devant le parquet jeudi prochain afin que les poursuites judiciaires soient engagées conformément à la loi.
Cette opération de la gendarmerie nationale illustre une nouvelle fois la vigilance des forces de sécurité face à la montée des réseaux de falsification de documents administratifs, un phénomène qui constitue une menace pour la sécurité routière et l’ordre public.
Antoine Relaxe
