Port-Gentil : plus de 80 enfants initiés à la langue et à la culture Omyéné

L’Association communautaire Inôngo Gôré (ACIG) a clôturé, vendredi à Port-Gentil, sa première session d’apprentissage de la langue Omyéné. Pendant trois semaines, plus de 80 enfants ont été initiés à leur langue maternelle ainsi qu’aux chants, danses, contes et valeurs du peuple Myéné, dans le but de préserver et transmettre ce patrimoine culturel.

Après trois semaines de formation, les jeunes apprenants ont présenté leurs acquis lors de la cérémonie de clôture à travers des démonstrations de conversation en Omyéné, des chants traditionnels et des exercices de comptage, avant de recevoir leurs attestations de participation.

« C’est une satisfaction totale pour nous. Nous ne nous attendions pas à un tel résultat, mais le devoir est accompli. Le pari est réussi, car nous avons appris à nos enfants à parler la langue Omyéné en trois semaines », s’est réjouie Berthe Josiane Ngoket-Mpaga, responsable du social et de la solidarité de l’Association communautaire Inôngo Gôré.

Au-delà de l’apprentissage linguistique, l’ACIG entend faire de cette initiative un outil de sauvegarde de l’identité culturelle myéné. Constatant le recul de la transmission des langues maternelles au sein des familles, l’association prévoit déjà des séances de renforcement pendant les vacances intermédiaires. « Cette action va se pérenniser. Nous continuerons à réunir les enfants afin qu’ils pratiquent régulièrement la langue », a assuré Berthe Josiane Ngoket-Mpaga, responsable du social et de la solidarité de l’Association communautaire Inôngo Gôré.

Créée pour promouvoir la solidarité communautaire et préserver le patrimoine culturel myéné, l’Association communautaire Inôngo Gôré (ACIG) a lancé cette première session afin de lutter contre la disparition progressive de la langue Omyéné chez les jeunes générations. À travers l’enseignement de la langue, des chants, des danses, des contes et des traditions, elle ambitionne de former de jeunes ambassadeurs capables d’assurer la transmission durable de cet héritage culturel.

Jean-Jacques Rovaria Djodji

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