La compagnie aérienne Royal Air Maroc (la RAM), a annoncé la suspension provisoire de ses vols reliant Casablanca à Libreville. Cette décision intervient quelques jours après une mesure similaire prise par Turkish Airlines. Dans un communiqué officiel, le transporteur marocain explique cette réorganisation par la flambée du prix du carburant aérien (le kérosène), fortement influencée par les tensions persistantes au Moyen-Orient.
Plusieurs autres destinations africaines sont également touchées par cette réduction du programme de vols de la Royale Air Maroc. Parmi elles figurent Bangui, Brazzaville, Kinshasa, Douala et Yaoundé. Certaines dessertes européennes opérées depuis Marrakech, ainsi que des lignes entre Tanger et l’Espagne, sont aussi concernées.
À travers cette restructuration, la compagnie cherche à faire face à l’augmentation des charges d’exploitation et à une baisse du trafic observée sur certaines ‘’routes’’.
Pour le Gabon, cette suspension pourrait compliquer davantage les déplacements internationaux déjà limités vers certaines destinations. Les hommes d’affaires, étudiants et voyageurs réguliers risquent de subir une diminution de l’offre aérienne, accompagnée d’une hausse des prix des billets encore disponibles.
Cette situation pourrait également avoir un impact sur les échanges économiques et touristiques entre le Gabon et le Maroc, deux pays entretenant des relations soutenues en matière de mobilité et d’investissements.
La guerre et les tensions sécuritaires qui secouent actuellement le Moyen-Orient continuent d’avoir des répercussions sur le secteur aérien mondial. Le conflit a entraîné une hausse du prix du pétrole et du kérosène, augmentant considérablement les coûts de fonctionnement des compagnies aériennes.
Face à cette situation économique difficile, plusieurs transporteurs internationaux réorganisent leurs programmes de vols, réduisent certaines dessertes et suspendent temporairement des lignes jugées moins rentables afin de limiter les pertes financières.
M.-O. Mignonne et Roberte Adé
