Ndendé sous le choc : un présumé tueur en série arrêté après plusieurs morts mystérieuses

Le présumé empoisonneur des populations de Ndendé, Eloi Maganga, alias « Cater » © D.R

C’est une affaire aussi troublante que macabre qui laisse les populations du département de la Dola, dont le chef-lieu est Ndendé, dans la province de la Ngounié (sud du Gabon), dans la stupeur. Eloi Maganga, alias « Cater », a été arrêté par les forces de l’ordre pour des faits présumés d’assassinats commis à l’aide d’une poudre issue du foie de panthère.

La mort suspecte de « Djo », survenue le 18 mai dernier a contribué à révéler la face cachée de celui que plusieurs habitants présentent désormais comme un présumé tueur en série. Cet homme d’une cinquantaine d’années, décrit comme étant plein de vie avant son décès, aurait été empoisonné à l’aide de cette substance mortelle.

Connu dans la région comme un grand chasseur, « Cater » ne se serait pas uniquement attaqué aux animaux sauvages. Selon les premiers éléments de l’enquête, il serait également impliqué dans plusieurs morts humaines.

Démasqué, le suspect aurait tenté d’échapper à la justice en prenant la fuite vers le Congo voisin, situé à environ 48 kilomètres de Ndendé. D’après des témoignages concordants, il se serait réfugié chez ses beaux-parents. Alertées par les autorités judiciaires gabonaises, les forces de sécurité congolaises auraient finalement procédé à son interpellation avant de le remettre aux gendarmes gabonais postés à Moukoro.

Au cours de son interrogatoire, Eloi Maganga aurait reconnu plusieurs faits qui lui sont reprochés. Il aurait notamment avoué être impliqué dans les décès de plusieurs personnes identifiées sous les surnoms de « Jado », « Fée » et « Depecthio ».

Placée actuellement en garde à vue à l’antenne de la Direction générale des recherches (DGR) à Mouila, capitale provinciale de la Ngounié, la personne mise en cause aurait également cité plusieurs présumés complices au cours des auditions.

Cette affaire continue de susciter une vive émotion au sein des populations locales, où l’incompréhension et la peur gagnent les esprits face à l’ampleur des révélations.

Camille Boussoughou

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