Contrairement aux rumeurs largement relayées sur les réseaux sociaux évoquant une arrestation à caractère politique, l’interpellation de l’ancien Premier ministre gabonais, Alain-Claude Bilie-By-Nzé, s’inscrirait dans le cadre d’une procédure judiciaire de droit commun. Selon des sources judiciaires, l’affaire découlerait d’un différend privé lié à une dette contractée auprès d’une citoyenne.
Les spéculations ayant enflammé la toile ces dernières heures laissaient croire à une arrestation motivée par des considérations politiques. Toutefois, les éléments disponibles indiquent que l’interpellation d’Alain-Claude Bilie-By-Nzé fait suite à une plainte déposée par une citoyenne dans le cadre d’un litige d’ordre privé.
Selon une source judiciaire proche du dossier, l’ancien chef du gouvernement aurait contracté une dette d’un montant de 5 millions de FCFA, formalisée par une reconnaissance de dette, laquelle demeurerait impayée à ce jour.
La source précise que face à cette situation, et en raison de complications de santé auxquelles la plaignante serait confrontée, cette dernière a saisi les juridictions compétentes afin de faire valoir ses droits.
À ce stade, poursuit la source, la procédure est en cours d’instruction, conformément aux dispositions légales en vigueur. Cette affaire, loin des interprétations politiques avancées sur les réseaux sociaux, s’inscrit dans le fonctionnement normal de l’État de droit, fondé sur le respect de la justice et l’égalité de tous devant la loi.
Pour la source, il est essentiel d’appeler à la responsabilité collective, invitant les citoyens et les acteurs de l’information à faire preuve de prudence et à s’abstenir de relayer des informations non vérifiées susceptibles d’induire l’opinion publique en erreur.
L’ancien Premier ministre, Alain-Claude Bilie-By-Nzé a été arrêté hier mercredi à la sortie de son domicile par des agents de la direction générale des recherches (DGR) a annoncé son parti dans un communiqué.
« Nous appelons les autorités de la République à faire preuve de responsabilité et à garantir un cadre démocratique apaisé, conforme aux engagements nationaux et internationaux du Gabon », souligne Ensemble pour le Gabon (EPG).
« Dans ce contexte, le parti EPG, avec ses sympathisants et ses alliés, engageront toutes les actions nécessaires, sur les plans national et international, afin de faire respecter le droit, de garantir les libertés fondamentales et d’obtenir justice », prévient EPG qui annonce qu’il « prendra toutes ses responsabilités face à toute tentative de remise en cause des principes démocratiques ».
Les autorités n’ont pas encore publiquement communiqué sur cette affaire.
Nkili Akieme
