Le maquis intellectuel de Timothée Mémey

Aujourd’hui, zoom sur la nationalisation ou l’entrée dans le capital des entreprises stratégiques. A se délecter toujours avec le même plaisir !

Drôle de Gabonais ! L’étoilé en chef et son Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI) ont lancé un vaste chantier qui vise, selon eux, à donner au Gabon sa ‘’souveraineté économique’’ longtemps confisquée par les multinationales qui opèrent dans les secteurs dits stratégiques.


Première grosse prise de cette traque de capitaux : Assala-Gabon qui s’est vu racheter 75% de son capital. Ce n’est pas tout, ils ont créé une holding qui portera le projet de la future compagnie aérienne. Ils projettent également de relancer la radio internationale à vocation panafricaine Africa N°1.

Tout ça c’est déjà cool. Compte-t-il s’arrêter en si bon chemin car il y a encore un silence radio sur certains cas. A son époque, Alain Bernard alias Ali Bongo avait ronronné sur l’entrée du Gabon dans le capital d’Eramet dont la filiale locale COMILOG exploite le manganèse à Moanda. Continuité de l’Etat oblige, l’étoilé en chef et son CTRI doivent poursuivre ce dossier. L’ouvrir n’est pas un crime de lèse majesté. Et que dire de toutes ces entreprises étrangères qui exploitent notre gisement minier sans visibilité pour le commun de mortel ? Et les télécommunications entièrement contrôlées par des capitaux étrangers. Le moment n’est-il pas arrivé d’ouvrir l’œil et reprendre le contrôle de ce secteur si stratégique ?
Imagine-t-on les Etats-Unis confier le hub de ses télécommunications à la Chine ou à la Russie ? Quel est ce savant qui avait eu la folle idée de confier nos télécommunications à une société étrangère ? Franchement !
On a comme l’impression que le CTRI fait dans le deux poids deux mesures. Car certains majors, du fait de leur toute puissance cosmo planétaire, semblent intouchables. On attend que le CTRI reprenne le contrôle du capital des banques telles UGB et BICIG actuellement aux mains des consortiums d’intérêts étrangers. Et que dire du port d’Owendo contrôlé par des prestataires étrangers qui ont repris du service à la suite de Bolloré !
Tous ces secteurs stratégiques, le Gabon doit en prendre le contrôle car notre essor vers la félicité en dépend.

RIGUEUR

Nationaliser les entreprises qui évoluent dans des secteurs stratégiques, si c’est ça l’option pour booster l’économie et le développement du pays, tant mieux.
Encore que le problème de la bonne gouvernance est une autre paire de manches qui doit nous faire réfléchir afin que l’on ne déchante pas vite. N’oublions pas que le Gabonais traîne la sale réputation d’avoir un mauvais rapport à l’argent.

Ne nationalisons pas tout, seuls doivent être visés par les mesures du CTRI, les majors qui évoluent dans les secteurs stratégiques, sinon on risquerait de ressembler à la Corée du Nord et faire fuir les investisseurs étrangers.
Naïvement, j’ose espérer que derrière ces rachats de capitaux, ne se cache pas un projet aux contours criminels !
Attention, Prudence, prudence ! Sans pour autant prêter des intentions lugubres à l’étoilé en chef, le führer, avant d’instaurer le régime Nazi en Allemagne, avait nationalisé toutes les sociétés installées dans ce pays.

La suite on la connait…

Timothée Mémey, journaliste indépendant, chroniqueur

NB : cette chronique ne reflète pas le point de vue de la rédaction de Gabonactu.com

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