La Centrale d’achat du Gabon entre dans le concret. Le 25 avril 2026, dès 8 heures, l’esplanade du stade d’Angondjé, dans la commune d’Akanda, accueillera un « méga marché » destiné à rapprocher les produits de première nécessité des populations à des prix plus accessibles.
Portée par le directeur général Théophile Boutamba, cette opération se veut une vitrine grandeur nature du dispositif public. L’objectif est de tester directement sur le terrain un modèle basé sur la réduction des intermédiaires afin d’agir sur les prix.
Trois grandes catégories de produits seront proposées aux consommateurs : des denrées de base comme le riz, l’huile ou le concentré de tomate, des produits frais tels que les poulets et les oignons, ainsi que des articles d’entretien domestique. Une offre pensée pour couvrir les besoins essentiels des ménages du Grand Libreville.
Au-delà de cette opération ponctuelle, la CEAG prévoit un déploiement progressif de son réseau de distribution. Pas moins de 47 points de vente seront mis en place dans le Grand Libreville, avec un système de QR code permettant d’identifier facilement les points agréés. À moyen terme, l’extension est annoncée vers Owendo, Bikélé, puis vers l’intérieur du pays, notamment à Port-Gentil et Franceville.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par le coût élevé des produits de consommation au Gabon. Fortement dépendant des importations, le pays subit les effets des fluctuations internationales, des coûts logistiques et des marges de distribution, rendant l’accès aux produits essentiels difficile pour de nombreux ménages.
Le « méga marché » d’Akanda apparaît ainsi comme un test décisif. Il permettra d’évaluer l’adhésion des consommateurs ainsi que la capacité du dispositif à répondre à une demande potentiellement forte. Reste désormais à savoir si les prix annoncés pourront être maintenus dans la durée, un enjeu clé pour faire de la CEAG un véritable levier de lutte contre la vie chère.
Tryphene Lembah
