Le batiment abritant l’ANINF à Franceville © D.R
L’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), a, suivant sa stratégie de transformation numérique du pays, ouvert, le 23 juin 2026, son premier bureau provincial à Franceville dans la province du Haut-Ogooué (sud-est). Bien plus qu’une simple extension administrative, cette implantation symbolise la volonté de l’État gabonais de rapprocher les services numériques des populations et d’accélérer la transformation digitale du pays à l’hinterland.
La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence des principales autorités locales, notamment le Préfet du Département de la M’Passa, assurant l’intérim du Gouverneur du Haut-Ogooué, le Président du Conseil départemental de la M’Passa, le Maire de la Commune de Franceville ainsi que plusieurs responsables administratifs et partenaires institutionnels.
Cette ouverture marque un tournant historique pour l’ANINF. Depuis sa création en 2011, l’Agence concentrait l’essentiel de ses activités à Libreville. En s’implantant à Franceville, elle concrétise une ambition annoncée par son Directeur Général, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, lors de la célébration de la Fête du Travail, notamment celle de renforcer la présence de l’institution à l’intérieur du pays afin de répondre plus efficacement aux besoins des administrations, des collectivités locales, des entreprises et des citoyens.

Les officiels posant pour la posterité après l’inauguration © D.R
« Cette implantation traduit notre volonté de rapprocher l’expertise numérique de l’État des administrations, des collectivités territoriales, des entreprises et des citoyens afin d’accompagner efficacement la transformation numérique sur l’ensemble du territoire national », a souligné M. Mounguengui Moudoki durant son allocution.
Le nouveau bureau de Franceville aura pour mission d’assurer un accompagnement technique de proximité, de faciliter l’utilisation des infrastructures numériques de l’État, de recueillir les besoins exprimés localement et de renforcer la coordination entre les services centraux de l’Agence et les acteurs du terrain. Une approche qui permettra une meilleure prise en compte des réalités locales et une plus grande réactivité dans la mise en œuvre des projets numériques.
Au-delà de l’amélioration des services publics, cette présence territoriale est également porteuse d’opportunités économiques. L’ANINF entend contribuer à la création d’emplois locaux et à l’émergence d’un écosystème numérique dynamique dans les provinces. Une ambition déjà affichée par Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, convaincu que l’ouverture de bureaux provinciaux renforcera l’impact de l’Agence tout en favorisant le développement économique local.
L’initiative « s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a fait du numérique un pilier essentiel de la modernisation de l’administration, de la souveraineté nationale et du développement territorial ». À travers l’ANINF, l’État poursuit ainsi ses efforts pour sécuriser les données stratégiques du pays, accélérer la digitalisation des services publics et améliorer l’efficacité de l’action gouvernementale.
L’ouverture du bureau de Franceville apparaît ainsi comme le premier jalon d’un vaste programme de déploiement territorial. Après le Haut-Ogooué, l’implantation prochaine d’une antenne à Oyem, dans le Woleu-Ntem, devrait confirmer cette dynamique. À terme, l’ANINF ambitionne d’étendre progressivement son réseau à l’ensemble des provinces afin de réduire les disparités territoriales en matière d’accès aux infrastructures technologiques et de construire un Gabon numérique plus inclusif, plus performant et plus proche des citoyens.
Antoine Relaxe
