Les travaux de la commission tripartite du ministère de la Santé se sont ouverts ce lundi 18 mai 2026 à l’amphithéâtre du Centre hospitalier universitaire de Libreville. Prévue jusqu’au 22 mai, cette rencontre réunit les ministères de la Santé, de la Fonction publique, des Affaires sociales et de l’Économie autour des partenaires sociaux afin d’examiner les nombreuses situations administratives en attente dans le secteur de la santé.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre des Affaires sociales, chargé de la Protection de l’enfance et de la Femme, Dr Armande Longo Moulengui, au nom du ministre de la Santé, le Pr Elsa Joséphine N’kana Ayo épouse Bivigou. Le ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, a également pris part à cette séance de travail aux côtés des responsables administratifs et des représentants syndicaux.

Au cœur des échanges figurent plusieurs préoccupations liées aux carrières des agents. Intégrations non finalisées, reclassements en attente, avancements non pris en compte, rappels de solde ou encore titularisations retardées : autant de dossiers qui affectent depuis plusieurs années le quotidien de nombreux professionnels de santé à travers le pays.
Dans son allocution, Dr Armande Longo Moulengui a rappelé que ces difficultés ont des conséquences directes sur le fonctionnement des structures sanitaires. « Il ne peut y avoir de système de santé performant sans ressources humaines motivées, sécurisées et reconnues dans leurs droits », a-t-elle déclaré devant les participants.
Le membre du gouvernement a également insisté sur la nécessité d’apporter des réponses concrètes et durables aux préoccupations du personnel soignant. Selon elle, les travaux devront permettre « d’identifier avec précision les situations en instance », « d’harmoniser les données administratives » et « d’accélérer le traitement des dossiers prioritaires ».
Autour de la table, les représentants syndicaux prennent également part aux discussions. Leur présence vise à faire remonter les réalités vécues sur le terrain par les médecins, infirmiers, sages-femmes, techniciens, agents administratifs et personnels d’appui. Les échanges portent aussi sur les mécanismes à mettre en place pour éviter de nouveaux retards dans la gestion des carrières.
Cette commission intervient dans un contexte où plusieurs agents du secteur dénoncent depuis des années la lenteur des procédures administratives et les difficultés liées au traitement de leurs dossiers. La présence simultanée des ministères concernés doit permettre d’éviter les blocages souvent observés entre administrations dans le suivi des situations individuelles.
Pour clore ces propos, le Dr Armande Longo Moulengui a invité les participants à privilégier « le dialogue constructif », « l’esprit de responsabilité » et « la recherche de solutions réalistes » afin d’aboutir à des recommandations applicables au bénéfice des agents concernés.
Christina Thélin Ondo
