À l’occasion de la Journée nationale de la femme célébrée en différé , une rencontre d’échanges et de sensibilisation s’est tenue samedi 18 avril, dans les locaux de la Société d’exploitation du transgabonais (SETRAG). Initiée par le Syndicat des conducteurs et des Agents d’accompagnement de trains (SYCAT) affilié à la Confédération syndicale des travailleurs du Gabon (CSTG), cette activité a réuni plusieurs acteurs autour du thème « Bien-être et santé mentale pour une autonomisation des femmes ».
Au centre des discussions, une question essentielle : peut-on parler d’autonomisation sans équilibre mental ? Les organisateurs ont insisté sur la nécessité d’une approche globale, prenant en compte les réalités psychologiques et émotionnelles des femmes, souvent confrontées à des pressions professionnelles et sociales.
Intervenant lors de cette rencontre, Fleur Annick Batchamamba Boumbandjoka, secrétaire confédérale chargée des femmes et du genre à la CSTG, a rappelé l’importance d’une préparation mentale adaptée. « Pour aborder ce thème, il est essentiel d’être mentalement préparé », a-t-elle souligné, s’interrogeant sur la cohérence du discours autour de l’autonomisation en l’absence de stabilité psychologique.

Le président de la CSTG, Aymar Kissengori, a pour sa part résumé son message en une formule forte : « Les femmes sont l’épine dorsale de toute organisation ».
Pour enrichir les échanges, des spécialistes, notamment psychologues et naturopathes, ont partagé leurs expertises sur plusieurs aspects liés au bien-être, dont l’identification des facteurs de stress, l’hygiène de vie et les comportements alimentaires. Ces contributions ont permis de mieux cerner les liens entre santé mentale et capacité des femmes à s’épanouir durablement.
Du côté des participantes, l’initiative a été bien accueillie. « Aujourd’hui, ça nous a fait du bien. On a découvert beaucoup de choses et appris des techniques pour mieux gérer les situations difficiles au travail », a confié Astrid Malanda née Zotta, représentante du SYCAT, évoquant des retombées concrètes pour les femmes présentes.
Enfin, les responsables syndicaux ont appelé à une mobilisation accrue des femmes au sein des organisations professionnelles. Jean Pierre Ndouma, chargé des structures de base à la CSTG, a encouragé les travailleuses à s’impliquer davantage dans la vie syndicale afin de mieux défendre leurs intérêts et renforcer leur place dans le monde du travail.
Frida Dodo et Chritina Thelin Ondo
