À Franceville, dans la province du Haut-Ogooué, la justice a ordonné l’exhumation du corps d’une jeune femme nommée Laïcka Ontolokali, enterrée dans la maison de son concubin, Simplice Ngounga au quartier La Corniche 2. L’opération, menée sur instruction du procureur de la République près le tribunal de première instance, Bénile Ongouori Lekogo, est intervenue quelques jours après un drame conjugal survenu à Bongoville.
Selon les éléments rapportés, Simplice Ngounga aurait mortellement tiré sur sa compagne lors d’une dispute, avant de se donner la mort avec la même arme. La victime aurait reçu plusieurs projectiles, tandis que son compagnon aurait utilisé la dernière balle contre lui-même.
À la suite de ce drame, la famille du défunt avait procédé à l’inhumation de la jeune femme à l’intérieur du domicile. Une démarche jugée non conforme par les autorités judiciaires, qui rappellent qu’un espace privé ne peut être assimilé à un lieu de sépulture réglementaire.
L’exhumation s’est déroulée en présence de Jean-Claude Mangayi, clerc d’huissier, ainsi que des agents des pompes funèbres Alto Sep. Quelques proches du défunt ont assisté à l’opération, contrairement à la famille de la victime, absente lors de l’intervention.
Après cette procédure, la dépouille a été transférée au cimetière municipal d’Ongali, dans le deuxième arrondissement de Franceville, où elle a été réinhumée dans un cadre conforme aux normes en vigueur.
Par cette décision, la justice met fin à une situation atypique et rappelle l’obligation de respecter les règles encadrant les inhumations. Même en contexte de drame, les dispositions légales en matière de sépulture demeurent applicables.
Darène Mabelle Ayingone
