Gabon / Nouveau code de nationalité : « pas de passage en force » , rassure le Pr Charles Edgard Mombo

Le Ministre de l’Enseignement supérieur et porte-parole du gouvernement, Charles Edgard Mombo, a affirmé, lors d’une conférence de presse conjointe tenue avec ses collègues le 1er avril à Libreville, qu’il n’y a « aucun passage en force » concernant l’ordonnance prise par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, relative au nouveau code de nationalité.

« Il n’y a ni anticipation, ni précipitation, ni volonté de forcer le passage ; l’ordonnance obéit simplement au schéma tracé par la Constitution », a fait constater M. Mombo.

En effet, les alinéas 2, 3 et 4 de l’article 99 de la Constitution disposent que : « les ordonnances sont prises après avis consultatif du Conseil d’État et signées par le président de la République. Elles entrent en vigueur dès leur publication. Elles doivent être ratifiées par le Parlement au cours de sa prochaine session. Le Parlement a la possibilité de modifier les ordonnances par voie d’amendements ».

Pour le porte-parole du gouvernement, « ce qui est dit ça et là, à mon sens et à mon humble avis, ne concerne pas tant le fond du débat que sa forme ».

Ce nouveau code de nationalité introduit également une distinction entre le Gabonais d’origine et le Gabonais d’adoption. Ce dernier ne pourra pas accéder à certaines fonctions jugées sensibles, telles que celles de ministre ou de directeur de cabinet du chef de l’État. Une disposition qui suscite de vives critiques de l’opposition, qui dénonce une discrimination.

L’ordonnance présidentielle controversée sur le nouveau code de nationalité a été prise le 26 février 2026, en période d’interruption des travaux parlementaires (vacances parlementaires). L’article 64 de ce code précise notamment que « tout citoyen servant dans une armée ou une institution étrangère jugée contraire aux intérêts du pays serait automatiquement déchu de sa nationalité ».

Le même dispositif indique également que « tout Gabonais menant clairement des actions subversives et déstabilisatrices contre le gouvernement, les institutions et les intérêts du Gabon, et refusant d’obtempérer aux injonctions des autorités dans un délai de trois mois, encourt également la perte de sa nationalité ».

Camille Boussoughou

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