A la suite des inquiétudes légitimes émises par le Conseil national des parents d’élèves du Gabon (Cnpe), la Direction générale de l’Agence nationale des bourses du Gabon (Anbg)) rassure que les étudiants boursiers orientés par l’Etat dans les universités et grandes écoles privées n’ont pas à redouter une éventuelle exclusion des campus. Pour l’Anbg, il n’est donc nullement question pour les parents d’anticiper le paiement partiel (50%) des frais de scolarité de leurs enfants, comme il leur aurait été demandé.
Sur la créance due aux partenaires réunis au sein de la Conférence des grandes écoles universitaires du privé (Cgeup), l’Anbg renseigne que les discussions, actuellement en cours, devraient se conclure par la signature d’un moratoire d’apurement de cette dette.
Lors d’une déclaration publique, jeudi dernier, le Conseil national des parents d’élèves du Gabon (Cnpe) avait tiré la sonnette d’alarme, estimant qu’il s’agit d’une situation explosive qui pourrait mettre en péril l’avenir de plus de sept mille (7 000) jeunes étudiants.
Selon la Cgeup, cette dette s’élève à douze milliards cinq cent neuf millions cent quatre-vingt-six mille cinq cent quatre-vingt mille (12 509 186 580) Francs CFA, couvrant les années académiques 2023-2024 et 2024-2025 pour une cohorte de sept mille deux cent neuf (7 209) étudiants boursiers orientés par l’Etat dans les universités et grandes écoles privées.
Evoquant par ailleurs la situation des arriérés (4 mois) dus aux boursiers gabonais de France, l’Agence nationale des bourses du Gabon confirme la disponibilité des ressources et annonce le paiement imminent de deux (02) mois d’arriérés. « Les deux mois restants seront payés aux ayants-droits dans les meilleurs délais », rassure l’Anbg.
L’Agence nationale des bourses du Gabon n’y va pas sans saluer le sens élevé de la responsabilité et la résilience dont font preuve les étudiants gabonais en France, s’engageant à faire diligence dans la régularisation rapide de la situation des bourses impayées.
Féeodora Madiba
