« Poèmes d’initié » : L’odyssée spirituelle d’Éric Joël Békalé

L’univers des lettres s’illumine d’un nouvel éclat. L’écrivain et diplomate gabonais, Éric Joël Békalé, signe son grand retour avec « Poèmes d’initié », récemment paru chez Acoria Éditions et distribué chez L’Harmattan. Entre rites ancestraux et quête de lumière, le Président de l’Union des écrivains gabonais (UDEG) livre, dans cette somme poétique de 112 pages, une œuvre magistrale, véritable boussole pour l’ascension de l’âme, Une immersion dans les méandres de la sagesse

Dans « Poèmes d’initié », Éric Joël Békalé y fusionne des textes emblématiques et des poèmes inédits à travers un triptyque sacré reliant les racines du Gabon aux mystères du monde. Dans la section Iboga, avec Iboga 1, il invoque la plante sacrée, cette force qui « est descendue sur terre depuis des temps immémoriaux […] ancrant l’homme dans sa lignée ancestrale », lit-on.

Le voyage se poursuit avec La Croix, espace de Confession où l’auteur célèbre l’accès à la connaissance : « Toi qui nous sortis de la caravane de l’ignorance pour faire jaillir en nous la vérité ! ». Enfin, l’ascension culmine avec la Pyramide, où la fragilité de « La Rose 1 » qui rappelle que la vie, « belle et délicate », exige un amour quotidien pour toucher à l’éternité.  C’est un appel vibrant à l’élévation de l’« Homme-Conscience », transformant chaque instant vers en une prière pour s’extraire des turpitudes matérielles.

Un manifeste pour l’élévation humaine

L’ouvrage ne se contente pas de versifier ; il pose un acte politique et philosophique fort. Pour le Président de l’UDEG, aucune religion ou rite ne peut être authentique sans une volonté sincère d’élever l’être humain vers les sphères du divin. En explorant des thématiques comme le silence, le miroir ou l’étoile flamboyante, Éric Joël Békalé trace une voie de sortie contre l’avilissement moral.

 Ses poèmes sont à la vérité, des hymnes à la paix et à l’amour, des outils de transformation intérieure destinés à cultiver des vertus cardinales dans le cœur de chaque citoyen pour un lendemain plus lumineux.

Une ode à l’universalité

Dans la préface de « Poèmes d’initié », Jean-Laurent Turbet, Grand Maître Adjoint de la Grande Loge de France (GLF), souligne que l’homme, bien qu’unique, n’est jamais monolithique ; il est « pluriel, complexe et passionnant ». C’est précisément ce qui donne son sens au recueil : une œuvre jaillie de la tradition Bwitiste gabonaise, de la foi catholique et de la pratique de la Franc-Maçonnerie au Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA).

 Ce « beau triptyque », ce « beau ternaire », renseigne-t-il, finit par se rejoindre en une unité parfaite. Éric Joël Békalé y apparaît comme un homme inspiré par « le Grand Architecte de l’Univers », ainsi que par l’ensemble des divinités, du Dieu des chrétiens aux forces de la Nature.

Le préfacier ajoute que chaque poème constitue une « marche vers la lumière intérieure », une quête profonde de sens et d’élévation. En explorant des thématiques enracinées dans la spiritualité africaine, la transcendance catholique et la symbolique maçonnique, l’auteur parvient à tisser une tapisserie où la tradition dialogue avec l’universel. Pour Jean-Laurent Turbet, « Poèmes d’initié » est « le lieu sacré où le terrestre rencontre enfin le divin ».

Distribué par L’Harmattan, le dernier recueil de poèmes d’Éric Joël Békalé est vendu à 15 € (environ 10 000 FCFA) et confirme son statut de « poète-voyant ». En réunissant ainsi la forêt gabonaise et les hauteurs de la réflexion mystique, il signe une œuvre qui fera date dans le patrimoine culturel national et continental.

Ecrivain prolifique au carrefour de la diplomatie et des lettres, Éric Joël Békalé, incarne la figure de l’intellectuel total avec une œuvre éclectique comptant une trentaine d’ouvrages. Sa bibliographie explore tous les registres, du roman, avec « Libreville mon amour » (2021), à la nouvelle avec « Le mystère de Nguéma » (2005), en passant par le conte, « Le Voleur de rêves » et autres contes du Gabon.

Poète de l’intériorité, il a marqué les esprits avec des recueils comme « Nourritures célestes » (2013) ou « Élévations poétiques » (2005) ; tout en contribuant à la mémoire littéraire de son pays via l’anthologie « 50 figures de la littérature gabonaise ».

Diplomate de carrière, ayant officié à l’ONU, à Genève, avant de devenir ministre délégué aux Transports en 2023, il conjugue la rigueur de l’État avec la passion du verbe. Figure de proue de la vie culturelle, il préside l’Union des écrivains gabonais (UDEG) — poste retrouvé en 2024 — et occupe la Vice-présidence de l’Association panafricaine des écrivains (PAWA) pour l’Afrique Centrale depuis juillet 2025.

M.-O. Mignonne et Nkili Akieme

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