Menace de grève le 10 août 2022 à la Mairie de Libreville pour abus d’autorité de l’Édile

Le collectif des syndicats de la Mairie de Libreville regroupés au sein de la Fédération libre des agents des collectivités locales (FAL) et du Syndicat libre des agents de la mairie de Libreville (SYLAML) ,  ont dans une conférence de presse conjointe menacé d’entrer en grève générale illimitée le 10 août 2022 pour protester contre l’abus d’autorité de l’édile qui a mis abusivement fin aux fonctions  de 28 cadres municipaux.

« Comment comprendre qu’âpres avoir signé un protocole d’accord pour ramener la sérénité au sein de notre Institution, qu’au moment où conformément aux engagements pris pour envoyer dans leurs administrations et entreprises d’origine, les fonctionnaires, cadres du privé et autres contractuels, tout le monde attendait l’arrêté mettant fin aux fonctions de ces derniers, c’est plutôt un arrêté mettant fin aux fonctions des cadres maisons qui a été pris par Madame le Maire de Libreville »,   s’est indigné Jofred Madouta  président du SYNAMEL et porte-parole du collectif des syndicats de la Mairie de Libreville.

« Les partenaires sociaux par ma voix, condamnent avec la plus grande énergie cet acte de provocation attentatoire aux carrières et intérêts des agents municipaux », a-t-il fustigé.


Les syndicats de la Mairie de Libreville s’étonnent du silence complice  de la primature, des ministères de tutelles… et fustigent les recrutements et promotions entrepris, disent-ils,  « à tour de bras sans planification et des nominations des compatriotes encore sur le circuit scolaire ».

Face à cette situation de trouble dans la maison municipale, le collectif des syndicats de la Mairie de Libreville appelle à un grand rassemblement le mercredi 10 août à 14h dans les jardins de l’hôtel de ville pour décider de la grève qui avait été suspendue après la signature d’un protocole d’accord qui à ce jour serait bafoué par la Maire de Libreville Christine Mba Ndutume épouse Mihindou.

Après 3 mois d’accalmie suite au protocole d’accord signé le 22 avril 2022, les revendications des syndicats n’ont pas trouvés une suite heureuse.  Elles portaient entre autres sur  le départ des fonctionnaires de l’Etat Central, cadres du privé, la mise en solde des agents municipaux recrutés lors des précédentes mandatures, le paiement des derniers droits aux ayants droit des agents décédés, la prise des actes de gestion du personnel suite aux travaux de Commission administrative paritaire, l’application de la nouvelle grille de rémunération et la revalorisation du point d’indice…

Betines Makosso


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