Le haut commandement de la police défend son policier malmené par un taximan

Le commandement en Chef des Forces de Police Nationale, a dans un communiqué, défendu le policier malmené et grièvement blessé par un taxi dimanche à Libreville.

Voici la version des faits racontée par la police :


« ACTE D’INCIVISME CONTRE UN AGENT DE LA FORCE PUBLIQUE»

Ce dimanche 18 octobre 2020 aux environs de 17 heures 15 minutes, il s’est produit un *acte d’incivisme délibéré* au quartier Nzeng-Ayong, à hauteur de la station Oil Lybia non loin du lycée MBELE, entre un usager de la route (chauffeur de taxi) et un policier de faction à cet endroit.

D’ordinaire, il est établi que les véhicules en provenance du carrefour GP et en partance vers l’échangeur ou le rond-point, roulent sur une file.

Alors que tous les véhicules observaient cet alignement, un véhicule de marque Toyota Carina à usage taxi roulait sur une seconde file attirant l’attention des policiers en régulation de la circulation.

Ledit taxi a forcé le passage en dépit des injonctions réglementaires du policier.

Celui-ci ayant été percuté, n’a eu son salut qu’en s’agrippant au capot du véhicule qui l’a trainé de la station Oil Lybia, en passant par sous l’échangeur de Nzeng-Ayong, ancienne SOBRAGA, jusqu’au quartier Kalicak, où il a été projeté par l’arrêt brusque dudit véhicule poursuivi par les policiers et des citoyens de bonne volonté.

Le Policier conduit immédiatement dans une structure hospitalière de la place s’en sortira avec plusieurs lésions et un choc au niveau de la tête.

Quant au chauffeur, après avoir abandonné le véhicule à hauteur de Kalikak, il a été interpellé par des éléments de la Gendarmerie Nationale. Une enquête a été ouverte à l’issue de laquelle il sera présenté à la justice.

Le commandement en Chef des Forces de Police Nationale qui tient à remercier les populations qui ont contribué à porter secours au policier, rappelle que toute personne qui se rend coupable de violences et voies de fait contre des agents de la force publique, dans l’exercice de leurs fonctions, est passible des peines prévues et réprimées par l’article 260 du Code Pénal Gabonais qui stipule que : « si les violences visées à l’article 257 et 259 ont été la cause des blessures ou si elles ont été faites avec préméditation ou guet-apens, la peine d’emprisonnement est portée à deux ans au plus, et l’amende est de 2.000.000 de francs au plus ».

Selon une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, la vie du policier ne serait pas en danger. Il pourrait cependant être frappé de plusieurs jours d’incapacité.

Gabonactu.com


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