Guy Christian Mavioga appelle à la paix des braves pour sauver la paix

Le président du Bloc démocratique chrétien (BDC, majorité), Guy Christian Mavioga a appelé lundi à une paix des braves suite à la « révolution des casseroles », un mouvement de contestation à l’origine de deux décès à Libreville et plusieurs blessés à Port-Gentil, capitale économique du pays.

« Je propose au nom du Bloc Démocratique Chrétien (BDC) une Paix des braves à tous les Gabonais », suggère l’ancien porte-parole de la majorité présidentielle.


Cette paix des braves sera matérialisée par « un contrat social ou un pacte social » dont il n’a pas dessiné les contours.

Guy Christian Mavioga dit avoir lancé à cet appel « au nom de l’Amour de la Patrie, au nom de l’Amour du prochain et surtout au nom de l’Amour du bien commun ».

« Pour si peu ! Non ; non, je dis encore et encore non, non, notre pays le Gabon, n’a pas besoin de ça », s’indigne le président du BDC triste à cause du bilan des violences déclenchées depuis jeudi dernier.

« Il n’est jamais trop tard pour faire bien. Le plus important ici, gouvernants et gouvernés, c’est que nous devons chaque jour rechercher le bien de tous, rechercher la paix, pour que jamais au grand jamais, notre vivre ensemble ne soit en péril », suggère-t-il.

« Nous devons donc, avoir le courage d’Agir Ensemble pour corriger les fractures sociales aigües au bénéfice de la cohésion sociale d’une part et au bénéfice de la cohésion nationale d’autre part, mais renforcée par l’unité, le respect de tous, le respect des institutions républicaines, spirituelles et traditionnelles », poursuit-il.

A Libreville, deux personnes sont mortes par balle dans la nuit de jeudi à vendredi. La police est accusée par les populations d’être à l’origine de ces décès, le Commandant de la police, le général Serge Hervé Ngoma n’a pas reconnu la responsabilité de ses hommes. Le procureur de la République a annoncé l’ouverture d’une enquête.

S’agissant des victimes de Port-Gentil, le ministère de la Défense nationale a reconnu qu’un citoyen a reçu une balle dans la tête lors des opérations de rétablissement de l’ordre public troublé par des manifestants. Il a affirmé que la victime a été évacué par hélicoptère à Libreville où elle a été prise en charge. Son diagnostic vital n’est plus engagé, selon le communiqué.

Deux autres personnes se sont grièvement blessées dans l’explosion d’une grenade dans une église dimanche dans la même ville. L’une d’elle a perdu l’usage de ses deux mains. Tous les deux sont hospitalisés dans une clinique de la ville.

La polémique reste vive sur l’origine de la grenade. Les uns accusent la police d’avoir balancé l’engin de la mort dans l’église. Un présumé coupable interpellé par la police affirme avoir ramassé la grenade et l’avoir amené dans l’église où il l’a présenté à ses amis. Ils se sont mis à admirer le « jouet » jusqu’à ce qu’un autre l’a fait exploser probablement après avoir tiré sur la goupille. 

Camille Boussoughou


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