Corruption : tous les fossoyeurs de l’Etat désormais dans l’œil du cyclone

Le président de la Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNLCEI), Nestor Mbou a dans son récent discours commémoratif de la Journée nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, a prévenu sans détour, que toutes les personnes reconnues coupables des actes de corruption par son institution seront lourdement sanctionnées conformément à la loi.  

« Désormais à tous les échelons, chaque acteur est exposé à la rigueur de la loi », a averti M. Mbou, précisant par la suite qu’il n’y aura pas une justice à géométrie variable.
Pour lui, « face au défi économique quel qu’il soit, il n’y aura ni mini fretin ni gros poisson ». Tout le monde passera à la casserole.
Des paroles qui sonnent comme une simple incantation.  Depuis sa création au début des années 2000, la CNLCEI n’a jamais fait aboutir un dossier à l’encontre d’un commis de l’Etat suspecté de corruption et de détournement de deniers publics. Malgré ses pouvoirs élargis, elle reste comme une institution qui sert de décor.
La CNLCEI a été mise en place avec un soutien massif du FMI et de la Banque Mondiale pour aider le Gabon à lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite à l’origine du mal développement du pays.

Camille Boussoughou



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