Affaire Freddy Koula : nouveau report, la Cour de cassation renvoie l’audience au 31 juillet

La Cour de cassation a décidé ce mardi, de renvoyer au 31 juillet 2026 l’examen du pourvoi introduit par le journaliste et consultant sportif Freddy Koula Moussavou. Initialement annoncée pour le 14 juillet, cette nouvelle audience devra permettre à la haute juridiction de se prononcer sur les moyens soulevés par la défense dans le litige qui l’oppose au président de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), Pierre Alain Mounguengui.

Prévue ce mardi 14 juillet en audience de cabinet, l’affaire Freddy Koula Moussavou n’a finalement pas connu son épilogue. Selon les dernières informations judiciaires, la Cour de cassation a décidé de renvoyer l’examen du dossier au 31 juillet 2026, prolongeant ainsi l’attente autour de cette procédure très suivie dans les milieux médiatiques et sportifs gabonais.

Au cœur du débat, les avocats de Freddy Koula Moussavou contestent la qualification pénale retenue contre leur client. Ils soutiennent que les propos incriminés ont été tenus dans le cadre de l’exercice de son métier de journaliste et de consultant sportif et devraient, à ce titre, relever du Code de la communication, qui dépénalise les délits de presse au Gabon. La défense espère ainsi obtenir la cassation de la décision rendue en appel, laquelle avait condamné le journaliste à six mois d’emprisonnement, dont trois mois ferme, ainsi qu’au paiement d’une amende et de dommages-intérêts.

Pour rappel, affaire trouve son origine en février 2025 lors de l’émission Grand Sport diffusée sur Gabon 1ère. Intervenant en qualité de consultant-journaliste, Freddy Koula Moussavou avait vivement critiqué la gestion de la Fégafoot, qualifiant notamment son président, Pierre Alain Mounguengui, de « piètre dirigeant sportif » et de « minable arbitre ». Ces déclarations avaient conduit à des poursuites judiciaires pour injures publiques. Le rendez-vous du 31 juillet est désormais attendu comme une étape importante dans ce dossier qui pose la question de la frontière entre liberté d’expression journalistique et responsabilité pénale.

Dokira Nkili

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