La Cour d’appel libère provisoirement Junior Xavier Ndong-Ndong

La Cour d’appel judiciaire de Libreville a ordonné mardi la remise en liberté provisoire de Junior Xavier Ndong-Ndong, tout en réduisant la peine prononcée contre lui dans l’affaire de trouble à l’ordre public qui avait fortement agité l’opinion ces derniers mois.

Après plusieurs semaines de bataille judiciaire, Junior Xavier Ndong-Ndong a obtenu une décision favorable devant la Cour d’appel de Libreville. Les juges ont décidé de réduire sa peine de prison de 12 à 8 mois et de revoir à la baisse l’amende infligée en première instance, désormais fixée à un million de francs CFA. La Cour a également levé le mandat de dépôt, permettant à l’accusé de sortir de la prison centrale de Libreville en attendant les prochaines étapes de la procédure.

Durant les audiences, les avocats de la défense ont contesté la solidité des éléments retenus contre leur client. Ils ont dénoncé plusieurs irrégularités dans l’enquête et estimé que les déclarations reprochées à Junior Xavier Ndong-Ndong ne constituaient pas une menace directe pour la stabilité du pays. Le ministère public, de son côté, a maintenu que les propos tenus étaient susceptibles de provoquer des tensions sociales et de troubler l’ordre public. Malgré ces arguments, la Cour a choisi d’assouplir la sanction prononcée lors du premier jugement.

L’affaire Junior Xavier Ndong-Ndong remonte à une conférence de presse organisée fin décembre 2025 à Libreville. Lors de cette sortie médiatique largement relayée sur les réseaux sociaux, le chef traditionnel avait affirmé qu’un projet de coup d’État se préparait au Gabon, évoquant également des enlèvements d’enfants, des crimes rituels et une supposée mainmise ethnique sur certaines administrations financières du pays.

Il avait aussi cité plusieurs communautés gabonaises ainsi que des pays étrangers, notamment le Bénin, le Nigeria et le Ghana, dans ce qu’il présentait comme des “révélations mystiques”. Ces déclarations avaient provoqué une vive polémique dans l’opinion publique et conduit à son interpellation par la Direction générale des recherches (DGR) le 3 janvier 2026, avant sa condamnation pour « trouble à l’ordre public » et « incitation à la révolte » par le tribunal correctionnel de Libreville.

Nkili Akieme

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