La séance élective tenue ce jeudi 23 avril à la mairie centrale de Libreville a consacré Eugène Mba, candidat de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), avec 98,68 % des suffrages exprimés. Une élection sans suspense, marquée par l’absence de candidats concurrents des principales formations politiques.
Le Parti démocratique gabonais (PDG), le RPM et l’Union nationale (UN) ont tous opté pour l’absence de candidat, préférant apporter leur soutien à la liste conduite par l’UDB.
Eugène Mba prend ainsi les rênes de la mairie centrale de Libreville avec une équipe municipale composée de Jean Jacques Kanguet comme premier adjoint, Roméo Mouyopa comme deuxième adjoint, Issa Malam Salatou comme troisième adjoint, Natacha Mengue Mbengue comme quatrième adjointe et Akendengue Kolo Thierry comme cinquième adjoint. Nombre de votants 151
Inscrit 151, bulletins blanc ou nul 2.

Eugène Mba n’est pas un nouveau visage à la tête de la mairie de Libreville. Il a déjà occupé les fonctions de maire central entre 2020 et 2021, après avoir été élu par le conseil municipal dans un contexte de transition politique. Il avait alors dirigé l’institution avant de quitter ses fonctions à la suite d’une démission intervenue en cours de mandat.
La démission de l’ex-maire central de Libreville, Pierre Obame Etoughe, membre de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), ainsi que de ses adjoints, un peu plus tôt dans la journée s’est montré révélateur autour du bilan.
Après un mandat marqué par plusieurs réformes administratives et financières. Parmi les actions mises en avant figurent la mise en place de trois missions administratives paritaires ayant permis d’identifier environ « 3 000 agents détenteurs de faux diplômes, la régularisation de 96 agents proches de la retraite et l’examen d’environ 250 dossiers administratifs*»
Sur le plan financier, une commission de contrôle des relations avec les fournisseurs aurait permis de dégager un surplus de « plus de 95 millions de francs CFA », tandis que « 39 millions ont été collectés en deux semaines » et qu’environ 32 millions de francs CFA par an étaient attendus de certaines redevances.
Le processus de digitalisation de l’administration municipale est annoncé comme avancé à « plus de 95 % », alors que l’ex-maire évoque également un avoir de 50 millions de francs CFA auprès de Gabon Télécom et dit ne pas avoir pris de dette mais que la dette globale estimée à 44 milliards de francs CFA pour la mairie de Libreville.
Nkili Akieme
