Distribution de l’eau : Les privés à nouveau autorisés et des tarifs plafonnés

Le gouvernement a autorisé la reprise de la distribution d’eau par camions-citernes, après la suspension provisoire de leur activité dans le cadre de l’état d’urgence hydrique. L’annonce a été faite jeudi par le ministère de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, qui dit avoir revu son dispositif face aux difficultés d’approvisionnement signalées dans plusieurs quartiers.

Selon le ministère, cette décision intervient après des remontées venues du terrain, notamment de parlementaires, de populations, d’opérateurs économiques et d’acteurs de la société civile. Ces retours faisaient état d’une forte demande en eau potable, mais aussi de difficultés d’accès au numéro vert mis en place au début de l’opération.

À la suite d’échanges tenus au Palais des sports avec les propriétaires des 55 camions-citernes immobilisés, les autorités ont décidé d’associer de nouveau les opérateurs privés au dispositif. La distribution d’eau sera désormais assurée à la fois par les Forces de défense et de sécurité et par les transporteurs privés, sous le contrôle de l’État.

Le ministère a également fixé de nouveaux prix pour encadrer la vente de l’eau. Le mètre cube est désormais plafonné à 4 000 FCFA, 2 000 FCFA pour 500 litres, 800 FCFA pour 200 litres et 400 FCFA pour 100 litres.

Ces tarifs s’appliquent à l’ensemble des opérateurs autorisés. Le communiqué précise aussi que les taxes habituellement perçues par les mairies ainsi que par les services des Transports et du Commerce sont suspendues dans le cadre de cette opération.

Les propriétaires de camions-citernes sont invités à se rapprocher de la Direction générale de l’eau pour régulariser leur situation et se conformer aux procédures d’homologation. Le ministère veut ainsi mieux encadrer le circuit de distribution et limiter les dérives constatées sur le terrain depuis le début de la crise.

Pour faciliter les demandes d’approvisionnement, plusieurs numéros verts sont annoncés à compter du vendredi 3 juillet dès 7 heures : le 18 pour les sapeurs-pompiers, le 181 pour le Génie militaire, le 182 pour la Garde républicaine, le 183 pour la Gendarmerie nationale et le 184 pour signaler tout non-respect des tarifs officiels.

Le gouvernement indique maintenir l’état d’urgence hydrique et prévient que les abus dans la distribution ou la facturation de l’eau feront l’objet de sanctions.

Tryphène Lembah

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