Crise de l’eau : Le FDS démonte la stratégie du gouvernement

Faisant suite à l’état d’urgence hydrique décrété par le gouvernement, le Front démocratique socialiste (FDS – Opposition), a, dans une communication officielle, étalé les limites des solutions des pouvoirs publics devant les difficultés chroniques d’approvisionnement en eau potable qu’éprouvent les abonnés de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Le FDS condamne le trafic illégal d’eau, estimant que la saisie de 55 camions citernes qui soulageaient les populations dans le Grand Libreville et la militarisation de la distribution risquent d’aggraver la pénurie plutôt que de la résorber.

Pour le Front démocratique socialiste, l’interdiction des camions-citernes intervient sans véritable solution de remplacement, dans un contexte où ce circuit alimente quotidiennement des milliers de ménages du Grand Libreville, confrontés aux insuffisances persistantes du réseau public.

« En l’absence de solutions immédiates de substitution, cette interdiction risque d’aggraver la précarité hydrique des populations », prévient le parti dans son communiqué.

Autre sujet d’inquiétude : le recours aux forces de défense et de sécurité pour assurer la distribution et le contrôle de l’eau. Le FDS met en garde contre une gestion centralisée qui, selon lui, pourrait favoriser de nouveaux abus si elle n’est pas accompagnée de mécanismes de contrôle transparents.

Plutôt qu’une interdiction générale, le parti d’opposition plaide pour une régulation du secteur. Il propose la mise en place d’un système d’agrément des opérateurs, un plafonnement des prix afin de lutter contre la spéculation, un contrôle associant les collectivités locales et la société civile, ainsi que des enquêtes ciblées contre les réseaux de fraude.

Le FDS appelle également les autorités à accélérer la réhabilitation du réseau national de distribution d’eau, seule réponse durable à la crise.

Le parti invite le gouvernement à revoir sa stratégie et à ouvrir une concertation avec l’ensemble des acteurs concernés afin de concilier la lutte contre les trafics et la continuité de l’accès à l’eau potable pour les populations.

Féeodora Madiba et Bétines Makosso

2 thoughts on “Crise de l’eau : Le FDS démonte la stratégie du gouvernement

  1. Les propositions sont bonnes et effectivement les collectivités locales devraient un peu plus s’investir. Pour la réhabilitation du réseau, avec les mêmes partenaires et toujours pas de concurrence, je ne demande qu’à voir. Il y avait déjà eu partenariat avec Suez et cela n’a pas été concluant, même si cette fois la compagnie se limite à son domaine, est-ce le seul spécialiste dans le monde ? Où sont passés nos ingénieurs et techniciens ? Qu’en est-il de la coopération Sud-Sud ? Ce n’est pas le changement de nom qui va régler le problème de fonds : des tuyaux ont été placés dans les quartiers avec changement des vieux compteurs envisagés, ces compteurs n’ont jamais été livrés, les vieux conduites usées ou endommagées ne sont ni changées ni réparées, les fuites d’eau sont visibles même sur la voie publique, les vols de compteurs persistent, des vannes sont fermées par les mêmes agents de la SEEG sans autre forme de procès. Voilà le honteux tableau ! Les expressions « stress hydrique » ou « urgence hydrique » ne vont en rien soulager la souffrance des populations.

  2. l’État d’urgence annoncé par le politique demeurerait un aveu d’impuissance significative d’une gouvernance aux abois. En plus de déléguer les forces de l’ordre, renforcées par d’autres opérateurs dans le secourisme en eau, dame SEEG semblerait désormais croiser les pouces, comptant inssalablement sur la  » performance  » de ces entités dont le recouvrement resterait toujours énigmatique à l’heure de la  » digitalisation  » !👀 Et comme la livraison ne suivrait nullement un cadre formel où d’ailleurs la logistique ne serait nullement au rendez-vous, les populations seraient sommées à payer sans délai fixés par l’agonisante entité, sans reçu attestant le service, sans accompagnement réel !
    De l’autre côté, aucun effort n’est désormais attendu si bien que l’eau arriverait suivant l’humeur des techniciens de la nébuleuse SEEG : les quartiers devenus déserts pour un minimum de prestations amplifié par des ondes politico-médiatiques, comme si le rendement serait véritablement de taille !
    A ce jour, la précarité bat son plein sur tout les secteurs alors que la gouvernance se feliciterait des prouesses de sa stratégie. L’on penserait dans un proche avenir à un abandon définitif des obligations de notre top management qui depuis plus de deux ans navigue à vue !
    Comment rassurer les populations des résultats espérés si l’action, elle, ne serait que verbalisatrice ? Et, comme à l’ancienne, nos mairies sembleraient préoccupées par le planning des dépôts d’ordures ménagères alors que la ville est en lambeaux, les platiques dont l’on detourneraient le regard, colonisent nos caniveaux, bouches les conduits d’eaux, contribuent à obstruer nos voies, pendant que la Source, Andza, Akewa et bien d’autres opérateurs pollueurs continuent aisément de produire et desservir la ville en eau dont les tarifs ne seraient que lunaires pour des poches vides, dans un pays où l’eau n’est nullement une denrée rare ?
    Plutôt que de perdre inutilement du temps à courir derrière les sachets d’emballages biodégradables, commençons d’abord par miser de sur l’essentiel, sur l’utile, pour redonner à l’agréable la place qui lui sied !
    Asphyxié jusqu’au coup par une dette tentaculaire, l’État semblerait renoncer à ses engagements régaliens. Ainsi, l’insécurité serait devenue monnaie courante où l’agresseur serait le petit protégé de la justice alors que la victime, désormais jetée en pâture. A cette sécurité inversée, s’ajoutent un refus choisi d’offrir une souveraineté financière aux chômeurs dont la situation se précarise au fil des évolutions fictives d’une comédie de prise en main des aspirations dont l’écho électoral en fit une priorité malicieuse. Où en sommes nous ? Dans une confusion nettement semée alors que des politiques se preoccuperaient chacun de leurs affaires personnelles en requisitionant des espaces d’autrui, en collaboration avec des entités ombrageuses qui, comme leurs compaires, seraient prêt à tout pour obtenir ces espaces. Et comme la justice regarde toujours ailleurs, plusieurs criminels emboîtent le pas, rassurés que rien ne leur arriverait car protégés par des justiciables au service d’une cause autre que celle dont le peuple aurait marqué de son accord…
    Comment s’étonner que rien ne marche sur le terrain, excepté dans la tête des décideurs, qui d’ailleurs, se satisfont toujours des résultats de leurs piètres accomplissements ? Et pour couronner le tout, delegueraient-ils des langues de boeuf pour alimenter la toile, réduisant ainsi l’impact de la pollution des minerais en relativisant ses effets sur les populations des Moanda, à en croire une diffusion hier sur les antennes de 104.5 (si le mémoire Mystic serait encore d’actualité 👀). Puis que le crétinisme intellectuel serait le modèle choisi pour débiter de telles inepties, autant rappeler à certains mollusques que la radio activités que produit l’exploitation du manganèse n’est pas d’ordre chimique bien que son impact en ressert le lien !

    Que dire d’autre quand ceux qui dirigent sommeraient l’observateur actif au silence ?
    Mais Mystic ne se taira plus jamais tant que le peuple continue de subir ces supplices du pouvoir qui se verrait  » excellent  » en toutes tâches… Mais personne n’est dupe de savoir que cette continuité d’un régime phagocytaire, préoccupé à se renouveller par des alliances partisanes aux subventions dispendieuses, ne conduirait progressivement l’État vers une situation calamiteuse bien que maquillée par les discours politiques trompeurs !

    Pour finir, le Gabon a besoin des managers prêts à redonner du souffle à son économie. Il convient aux gouvernants de se séparer des politiques dans la gestion du privé car, de fait, ils apprennent sur le tas sans jamais comprendre ce que le méritant pour résoudre en une fraction de seconde, du fait d’une expérience réelle, pratique, dénuée de ChatGPT !👀

    Que Dieu vienne secourir ce pays, désormais aux mains d’un mérite qui s’en félicite à tort…👀🙋

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