Face à la résurgence sur les réseaux sociaux et dans certains médias d’anciennes accusations mettant en cause la qualité de ses boissons, la Société des Boissons Rafraîchissantes du Gabon (SOBRAGA) est sortie de son silence. Dans un communiqué publié récemment , l’entreprise assure que l’affaire évoquée ne concerne en aucun cas un problème de qualité ou de sécurité alimentaire, mais plutôt une exportation réalisée en dehors des procédures officielles qu’elle impose à ses partenaires.
Selon la société, les produits concernés auraient été achetés sur le marché local avant d’être expédiés à l’étranger par des circuits non autorisés, échappant ainsi aux mécanismes de contrôle et de traçabilité prévus pour les exportations. SOBRAGA affirme que cette situation a déjà fait l’objet d’investigations des autorités compétentes ainsi que d’une procédure judiciaire, sans qu’aucune défaillance liée à la qualité des boissons n’ait été établie.
Dans sa mise au point, l’entreprise rappelle que ses produits sont soumis à des contrôles permanents effectués à la fois par ses laboratoires internes et par des organismes indépendants accrédités. Elle met notamment en avant ses certifications internationales ISO 9001 et FSSC 22000, qui encadrent respectivement le management de la qualité et la sécurité des denrées alimentaires. Ces certifications sont renouvelées régulièrement et constituent, selon la société, une garantie du respect des normes internationales.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte où plusieurs publications relayées sur les plateformes numériques ont ravivé de vieilles controverses liées à des produits gabonais exportés vers l’Europe. Déjà en décembre 2024, la société avait dû rassurer l’opinion publique après des allégations similaires concernant certaines boissons commercialisées hors du territoire national. À l’époque, elle avait insisté sur le fait que toute exportation devait impérativement passer par son circuit officiel afin de garantir la conformité des produits jusqu’à leur destination finale.
Au-delà du démenti, SOBRAGA entend surtout protéger son image et celle de ses marques, consommées quotidiennement par des milliers de Gabonais. L’entreprise, qui compte six sites de production à travers le pays et près de 2 000 emplois directs, se présente comme l’un des principaux acteurs industriels nationaux. Elle revendique également une capacité de production de plusieurs millions de bouteilles par jour et une politique de contrôle qualité appliquée à toutes les étapes de fabrication.
Dans son communiqué, la direction appelle enfin les médias, influenceurs et utilisateurs des réseaux sociaux à faire preuve de responsabilité dans le traitement de cette affaire, estimant que les faits ont déjà été examinés par les autorités compétentes. Elle réaffirme son engagement à produire et distribuer des boissons « sûres, contrôlées et de qualité », tout en poursuivant sa contribution à l’économie nationale et à l’emploi local.
Tryphene Lembah
