Refuser l’accès à l’université à une personne à cause de l’âge est une discrimination selon Aimé Regis Renombo, homme politique

Le président du REP Aimé Régis Rénombo ©  D.R          
Le président du Rassemblement espoir pour le peuple (REP, centriste), Aimé Régis Rénombo a dans une tribune libre fustigé la décision annoncée recensement par le ministre de l’éducation nationale Patrick Daouda Mouguiama portant sur le critère d’âge pour s’inscrire à l’Université Omar Bongo l’année académique 2020-2021.  Pour l’homme politique, cette décision constitue une discrimination sur le plan du droit, exercé   à l’encontre des potentiels étudiants plus âgés   qui doivent dit-il avoir les mêmes chances.

« L’ ÂGE COMME CRITÈRE D’ACCÈS À L’UNIVERSITÉ.
Si le problème des grèves incessantes et des années académiques interminables n’est pas préalablement réglé, entrer à l’université à 16 ans n’y changera rien si c’est pour en ressortir à 25 ou 29 ans.
Par ailleurs, je ne serais pas surpris que la décision visant à contraindre une partie des bacheliers à la formation professionnelle soit anticonstitutionnelle car il s’agit d’une discrimination qui de mon humble avis porte atteinte au principe de liberté.
Le droit de choisir son métier et donc sa formation devrait être la prérogative exclusive de chaque citoyen.
Comment comprendre que chaque citoyen jouit de la liberté fondamentale de choisir son domicile (Art. 1er, alinéa 11) de la constitution et que de l’autre côté, le choix de sa profession et donc de sa formation lui soit imposé ?
Le même article 1er cette fois-ci en son alinéa 18 dispose que :  » l’Etat garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. »
Le refus d’accorder l’accès à l’université sur le critère de l’âge est clairement une inégalité et une discrimination.
Comment attendre de Paul qu’il soit un bon boulanger (formation professionnelle) alors que son rêve était de devenir médecin ou avocat formation essentiellement administrée à l’université.
La compétence ne saurait s’exprimer dans la contrainte.
Si l’Etat peut et doit s’impliquer dans la formation de nos enfants, il doit le faire dans le strict respect de la loi.
Nonobstant ce qui précède, force est de reconnaître que cette volonté de réforme part d’un bon sentiment.
#legabondoitetreunechancepourtous ».

Gabonactu.com



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