Pénurie de farine : les boulangeries de Port-Gentil à la peine

Depuis plusieurs semaines et même des mois, la pénurie de farine de blé sur le marché international et local gabonais s’est aggravée considérablement. Celle-ci fait suite à la crise politique opposant l’Ukraine à la Russie. 

En effet, l’intention du gouvernement gabonais visant à protéger les consommateurs contre la cherté de la vie, semble ne pas porter ses fruits au regard de l’inflation galopante de l’heure qui touche effectivement le pays de manière générale.

A Port-Gentil, la  baguette de pain est passée de 125 à 150  voire 175FCFA dans certains quartiers.  À la boulangerie du marché du grand village par exemple, la situation est alarmante. Les cassiers sont vides, le pain manque et les populations souffrent.


« Je suis arrivée à 7H00 du matin, on m’a dit de revenir à 11H30. Puis à 12H30 et maintenant ils me disent à 14H00. Y’a aucune baguette et c’est bien dommage parce-que nos maisons ne vivent que de ça matin, midi et soir », a déploré  à Gabonactu, Clémentine Makosso, une consommatrice sous la chaleur.

Le constat est quasiment le même à la boulangerie située au quartier salsa dans le quatrième arrondissement de la ville du sable. « Le responsable m’a dit qu’il n’y a pas de farine, donc je n’ai pas pu avoir du pain, je suis une personne âgée pire, diabétique qui souffre des maux d’estomac. Imaginez si je ne mange pas, c’est la catastrophe ! L’État nous dit quoi ? Toujours rien », a fustigé  Gwendoline Antchouet une septuagénaire remontée à cause de cette situation difficile.

Face à cette situation, certaines boulangeries ont provisoirement déposé les clés. C’est le cas de la Société gabonaise de boulangerie industrielle (SOGABI). Par contre, d’autres ont opté pour une augmentation légère du prix de la baguette. Pire, ils ont choisi de réduire le grammage. Il faut dire que dans certains quartiers de Port-Gentil, le pain devient une denrée rare.

« Nos stocks sont finis et nous ne pouvons plus rien faire, et là c’est tout le monde qui  est victime. Nous attendons le geste du gouvernement »,  espère Moctar Naser, un boulanger Port-Gentillais.

Pendant ce temps,  le gouvernement tente tant bien que mal de recourir à la farine locale faite à base du manioc pour amortir pallier la situation. Malheureusement, il n’a ni la maîtrise, ni la formation encore moins la technologie.

Vincent Ronazinault


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